samedi 17 mai 2008

Ce qu'il faut absolument savoir

Le milieu du vin possède une éthique. Nous aussi, nous avons une éthique : elle s’exprime au travers de notre respect pour le consommateur, pour nos lecteurs, pour les amateurs, pour les jeunes comme pour les moins jeunes, en sachant bien que l’apprentissage des vins, l’infor­mation, demandent du temps, de l’argent, de la patience, de la passion, de l’intérêt. Cette éthique s’exprime aussi en défendant les vignerons passionnés et passionnants. On comprend qu’il y a aujourd’hui deux mondes du vin, deux options : l’une où l’éthique prime, ­l’autre purement commerciale. D’un côté donc, il y a des marchands ou des opportunistes qui font des vins standardisés ou “putassiers” en prenant les consommateurs pour des idiots. En face, n’importe quel vigneron digne de ce nom, comme un autre artisan, un fromager, un boulanger ou un artiste vous le dira : même si l’on doit en vivre, et donc le vendre le mieux possible, on ne peint pas un tableau pour plaire, on n’écrit pas un roman ou on ne compose pas une œuvre musicale uniquement pour vendre, mais parce que l’on est inspiré et que l’on a des idées et des convictions. Il faut savoir choisir entre le fait d’encenser les vins “dopés” et celui d’aimer les vrais vins, tout simplement, ceux dans lesquels on retrouve aussi bien la force du terroir que la main de l’homme.
Lutter contre la mondialisation du goût
On se bat contre la mondialisation de la “malbouffe”, et pour le vin c’est encore plus fonda­mental et plus réel. Un vin français ou étranger qui n’est fait qu’à l’aide de vinification ultra-sophistiquée n’a aucun intérêt. Quel sens cela a-t-il de ne mettre en avant que le côté technique ? Ce n’est pas un gage de qualité, et encore moins celui de laisser s’exprimer la Nature que d’utiliser à tort et à travers des techniques à manier avec beaucoup de précaution. Certes, les vins ont changé (pas tant que cela, en fait), se sont assouplis, se sont dépoussiérés de leurs mauvais goûts et sont beaucoup plus garants d’une véritable régularité qualitative. Pourtant, celle-ci ne doit pas être, comme se plaisent à le faire certains, l’occa­sion de dépersonnaliser les crus, de “lisser” les terroirs, sous prétexte de glaner des bonnes notes auprès de tel ou tel “critique” du moment. Un vin digne de ce nom, c’est simplement un vin qui procure du plaisir, un moment où l’esprit et le corps sont en osmose, la même que peut inciter un regard devant toute autre forme de beauté et de création, artistique, philo­sophique, humaine ou sportive.
Le respect des autres en rejetant l’indécence
En parallèle, on est loin du temps de l’arrogance (voir aussi Introduction Bordeaux). Il faut avouer qu’il devient risible (une sorte de fin de régime) de constater que quelques-uns, qui proposent un vin trop cher, en perte de marché, sont encore dans une démarche où l’on se moque des consommateurs. On voit que certains grands chefs en reviennent (c’est tout à leur honneur) comprenant que l’on ne peut plus, aujourd’hui, continuer de vendre des plats à des prix indécents. Il en va de même dans le vin, à l’exception de quelques très rares bouteilles (une dizaine ?) qui nagent dans un monde de luxe et non plus dans celui de la bouche, là où le prix n’est plus le simple révélateur de qualité. L’époque n’est plus à la frime, et ceux-là doivent accepter de faire comme les autres, c’est-à-dire de “mouiller la chemise” pour vendre leurs produits. Terminés les acquits. Quand on voit le dynamisme et le savoir-faire commercial (c’est-à-dire proposer un vin à un prix cohérent, du plus modeste au plus grand) de nombreuses appellations françaises moins connues et d’un bon nombre de pays étrangers, on comprend que quelques grands crus dont la notoriété est aujourd’hui dépassée puissent se faire des soucis.
Je connais plus de 3 000 vignerons, dont un bon nombre que je respecte, même s’ils sont absents du Guide. Les producteurs de vin qui ne pensent qu’à augmenter leur prix, à récolter une bonne note en maquillant leur vin, à adapter un vin selon la mode, n’ont aucun intérêt. À quoi bon faire un vin sans plaisir ? Ne vaut-il pas mieux encenser l’effort et le talent que la “gonflette” et la triche ? Quel est le champion le plus estimable : celui qui se “dope” ou celui qui gagne parce qu’il est le meilleur ? Élever un vin, c’est faire preuve d’humilité. L’humilité, c’est une nature, pas un objectif de marketing. Il y a des producteurs de vins très chers qui méritent le respect. D’autres se croient supérieurs aux autres, et le montrent.
Défendre la typicité en rejetant le dopage
Les vins “putassiers” existent toujours car il y a des acheteurs qui se font “bluffer”, mais il y a un revers à la médaille. Le phénomène “vin de garage” se tasse, car l’on se rend compte que ces vins ne tiennent pas la distance. La déception est grande, mais beaucoup plus infime en comparaison de celle d’un consommateur qui a payé une bouteille aujourd’hui sans intérêt à plus de 200 ou 300 e. Si l’on veut être respecté, il faut respecter les autres, en l’occurrence les consommateurs. On fabrique donc (quel autre mot pourrait-on employer ?) ici ou là des vins maquillés, produits comme un drink ou un cocktail. Certains choisissent de faire un vin qui plaît à tout le monde, qui a un goût uniforme, où on se contente de mettre parti­culièrement le cépage en avant, et c’est bien la preuve que l’on veut escamoter le terroir, ou tout simplement que l’on n’en a pas ! À ce jeu, on ne peut d’ailleurs pas lutter contre les multinationales du vin. Raison de plus pour ne pas le faire.
À quoi bon surconcentrer les vins, ajouter des levures aromatiques à outrance, un élevage 100 % (voire 200 %) en barriques neuves quand l’élevage ne doit être qu’un apport, ajouter des copeaux de bois, pratiquer démesurément l’osmose inverse, le micro-bullage ou la micro-oxygénisation, filtrer de plus en plus… Tout cela dépersonnalise les vins et les « aseptise », ces vins encensés par certains, vendus à des prix inadmissibles grâce à cela, ne valent plus tripette au bout de 3 ans quand on les sert dans un verre. Il y a donc de quoi sourire sur ce phénomène de « vins de mode ». Comme les OGM, il y a donc ces « VVM » (Vins Vinifiquement Modifiés). À prendre avec humour, bien que ce ne soit pas bien drôle.
On a donc fait des vins de dopage, un point c’est tout. Cela veut tout simplement dire qu’il faut vivre avec la nature, accepter ses aléas, profiter justement des nouvelles techniques pour mieux les combattre, mais toujours différencier chaque ­millésime, lui rendre son style, et les techniques ostentatoires ne servent pas à grand-chose si l’on n’a pas un terroir. La priorité, c’est laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faite la nature, qui n’a besoin de personne… Un bon vigneron, qui fait un bon vin, n’a pas besoin de se justifier ou de se déjuger. Quand on a chance de pouvoir sortir de son terroir un Sancerre « minéral », un Châteauneuf-du-Pape épicé, un Pomerol qui sent la truffe, un Sauternes issu du Botrytis… on n’a pas besoin de tricher. On a besoin ensuite de le faire savoir, de communiquer, d’expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin, ce goût de poivre ou de cannelle, tel autre celui du chèvrefeuille ou du cassis. L’usage de la barrique peut être incontestablement un plus, encore faut-il savoir le maîtriser.
La mascarade des concours ou des primeurs
Donner son avis sur un grand cru 2006 de Bordeaux trois mois après les vendanges, ce n’est que de l’esbroufe. On se trouve face à des vins non finis dont le but est de rafler des éloges, des “étoiles”, des notes de “95 sur 100” ou “17 sur 20” (et plus, hélas), uniquement pour pouvoir se vendre vite et cher. Qui peut oser prétendre savoir ce que donnera un vrai grand cru au moment où il vient juste d’être abruti par le début de son élevage en barriques ?
C’est une mascarade, à laquelle certains critiques qui s’y prêtent feraient mieux d’apprendre l’humilité au lieu de donner des conseils. On nous explique même très sérieusement qu’il faudra boire le vin en 2009 ou en 2020. Certains propriétaires feraient bien également de voir à long terme, revenant à plus de réserve, en freinant ces dégustations trop précoces, qui les desservent plus qu’autre chose. On ne me voit donc pas dans le carnaval des dégustations des “primeurs”, par exemple. Idem pour les “concours” qui mélangent des vins jeunes, français et étrangers, totalement différents, favorisant ainsi les vins de vinification plutôt que le terroir, qui a besoin de temps pour s’exprimer. Pour les sélections de mon Guide, il n’y a pas de dégustations factices ou arrangées : je ne déguste que des bouteilles capsulées afin d’éviter ces trop jeunes cuvées de concours spécialement arrangées pour bien sortir. Sinon, je déguste sur place, au château, directement dans les fûts, au hasard.
L’évolution des vins depuis le premier guide
Le paradoxe (ou plutôt, le fait que le hasard n’existe pas), et c’est une évidence que quelques “dégustateurs” ne peuvent pas assimiler, faute de recul, c’est que les très grands vins, de toute la France, que l’on goûtait il y a 25 ans n’ont pas tellement changé, ils étaient bons et ils le sont toujours, avec cette empreinte très forte de leur terroir. C’est la différence inimitable entre les très grands vins racés et les autres bons vins que ce soit en Bourgogne, à Bordeaux, dans la Loire, en Champagne ou ailleurs. Est-ce les vins ou nous-mêmes qui changeons ? J’ai commencé dans le Val de Loire et il y avait déjà autant de bons vins de Chinon ou de Saumur-Champigny, et les meilleurs producteurs sont souvent les mêmes. Il n’y a plus de mauvais goût, souvent dûs à des mauvaises barriques ou à des raisins peu mûrs, et voilà tout. Le nombre de “marques”, de châteaux, de domaines, a explosé dans ce laps de temps, puisque, auparavant peu de propriétaires vendaient réellement leur production directement. Il ne faut pas faire d’amalgame. La première chose à comprendre, c’est que la consommation a évidemment changé mais, contrairement à ce que l’on peut ­prétendre, on ne boit pas réellement moins de vin, mais on ne boit plus les vins de bas de gamme, on s’intéresse aux appellations contrôlées, notamment, aux vrais bons vins, à ceux qui ont une “âme”. Les vins sont devenus plus intéressants, on s’informe plus, les consommateurs sont devenus plus matures et s’intéressent plus à ce qu’ils ont dans leur verre (ou dans leur assiette).
Les viticulteurs – j’aime mieux le terme de vignerons – ont évolué eux aussi. Ils l’ont fait comme d’autres professionnels dans différents secteurs, commerciaux, tertiaires ou industriels, tout naturellement, en mettant à profit les nouvelles connaissances mises à leur disposition. Les producteurs n’ont pas modifié leur façon de vinifier ou d’élever leurs vins pour faire plaisir aux consommateurs comme le prétendent certains, notamment ceux qui tentent d’imposer un vin standardisé. Il est inexact de dire que l’on produit des vins adaptés au goût des consommateurs. La typicité est au contraire revendiquée.
Le goût du vin
Pour moi, le vin n’a jamais été une boisson. Si l’on a soif, il y a l’eau. Le vin, c’est bien un art à part entière. Nul ne peut apprécier un Picasso ou un Van Gogh, le jazz ou l’opéra, une sculpture, une culture différente de la sienne sans un minimum de connaissance. On ne peut aimer les uns et les autres que si l’on comprend le pourquoi des choses et la passion humaine. Et bien, pour le vin, c’est pareil : il faut expliquer pourquoi un Chinon ne ressemble pas à un Gigondas, expliquer le terroir, le cépage, l’alliance de l’un et de l’autre, il faut expliquer encore que le Cabernet franc est différent du Grenache, et conseiller, c’est fondamental, l’accord des vins et des mets, selon les habitudes régionales, les gens, l’humeur… Ce qui compte, c’est l’originalité. En dégustation, un consommateur doit pouvoir reconnaître un Saint-Émilion, un Châteauneuf-du-Pape de par cette diversité des cépages si bien adaptés aux différents terroirs français. La force du vin, c’est d’être un produit vivant et convivial. C’est donc un art de vivre, celui d’aimer la force de la nature, de rêver en lisant quelques vers de poésie, de partager un nectar, en sachant que la qualité passe par la diversité, que l’extase est la même avec un très grand cru ou un vin modeste, puisque seuls comptent le plaisir de l’instant et celui du goût et du partage. Ce goût du vin, c’est avant tout culturel, c’est une question de mémoire collective avec une histoire, une tradition, ce que ne pourra jamais offrir un vin “fabriqué”, français ou étranger.
Aller sur le terrain, partout
Ma sévérité pour sélectionner des crus se passe sur le terrain. Ma force, c’est ma passion. Je suis autant à l’aise av,ec un grand “seigneur” médocain qu’avec un viticulteur alsacien qui apporte son vin à la coopérative. Je prends autant de plaisir en débouchant un Cahors qu’un Premier Grand Cru Classé de Saint-Émilion, je partage autant d’affinités avec un vigneron du Beaujolais qu’avec une grande “figure” champenoise. Il y a des vins et des vignerons formidables dans tous les coins de France, et il y a les autres, un point c’est tout. Pour moi, en effet, le choix est vite fait.
Je revendique à la fois la subjectivité (qui n’en a pas ?) et l’objectivité (qui peut l’être totalement ?). C’est l’essence même de la nature humaine. On ne voit pas souvent non plus de “dégustateurs” au fin fond de la vallée du Rhône, de la Loire ou de l’Alsace, de la Provence ou de la Bourgogne, un bon nombre se précipitant par contre lors des dégustations de “grands vins”. À croire que, pour eux, les 99 % du vignoble restant n’ont aucun intérêt. Ce n’est pas notre manière d’agir, nous, nous y allons, par respect, pour l’information, pour la curiosité, pour soutenir, pour écouter. Il suffit de questionner les vignerons pour en avoir la preuve. On me voit sur le terrain, et pas seulement dans les grands crus. Qui d’autre va saluer sur place chaque année, un vigneron au fin fond du Béarn ou de Visan ? Qui d’autre se passionne autant pour un Chinon que pour un grand Pomerol, pour un “simple” Bordeaux Supérieur comme pour l’un des plus beaux Meursault ?
J’ai la chance d’apprécier sincèrement chaque style de vin, du plus simple au plus grand, sans faire de parallèle ni de comparaison. Je ne suis pas blasé. Pas mon genre de perdre le temps d’un déjeuner avec un propriétaire orgueilleux, mais je suis prêt à m’enthousiasmer pour un vigneron qui a la foi, pour soutenir un autre qui en a besoin, pour prendre le temps de rencontrer ceux qui m’inspirent ou pour “boire un canon” en toute convivialité. À mes débuts, Émile Peynaud, avec lequel j’ai appris pas mal de choses essentielles, avait écrit un formidable livre justement intitulé le Goût du Vin. C’est avec de tels écrits, comme cet autre extraordinaire Histoire de la Vigne et du Vin en France, de Roger Dion, que l’on comprend pourquoi le vin est l’emblème d’une civilisation, celui d’un raffinement et d’une intelligence, celui d’une osmose entre la nature et l’homme. Le vin, c’est une culture, et donc un véritable patrimoine qui vaut la peine d’être défendu. Il faut soutenir le travail des vignerons qui vont dans le même sens, qui partagent cette même éthique, à savoir le respect de la nature, du terroir, de l’homme, et le plaisir du vin. Ils font un vin à leur image et doivent ensuite faire passer leur message auprès des consommateurs en leur démontrant pourquoi leur propre vin est différent de celui du voisin, pourquoi le vin sent la framboise, la griotte, comment s’exprime un terroir de marnes kimmeridgienne à Chablis, de silex dans la Loire, de molasses calcaires ailleurs, de “crasse de fer” dans le Libournais…
Un vin, un vrai
Ce qui différencie un vrai vin (le prix n’entre pas en compte alors) d’un simple produit aseptisé, rouge ou blanc, c’est donc ce qu’il nous apporte : le plaisir. Et l’on ne se fait pas plaisir quand on débouche certains vins “modernes” ou à la mode. L’abus de la barrique neuve en est un exemple type. Rares sont les vrais grands vins qui dépassent 50 à 70 % de barriques neuves, et, eux, ont un terroir qui permet de sortir des vins qui “tiennent” autant de pourcentage de fûts neufs. Il est aisé de comprendre qu’un élevage à 100 % en barriques neuves ne peut que produire des vins trop boisés, imbuvables, certains à la limite de l’écœurement à cause, en plus, d’une concentration à outrance. Quel intérêt de boire un vin de Bordeaux qui aurait le même goût qu’un vin du Languedoc, de Chine ou d’Australie. Le vin, ce n’est pas cela, ce n’est pas un jus de bois mais un jus de raisin. Il faut qu’il garde son fruit et de la finesse. Quand on a la chance de pouvoir sortir de son sol un Sancerre “minéral”, un Châteauneuf-du-Pape épicé, un Pomerol qui sent la truffe, un Chambertin marqué par la griotte, un Sauternes issu du Botrytis, un Champagne où la craie apporte cette élégance… on n’a pas besoin de tricher. On a besoin ensuite de le faire savoir, d’expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin, ce goût de poivre ou de cannelle, tel autre celui du chèvrefeuille ou du cassis.
Le vin, c’est comme la vie : un peu de poésie, l’empreinte d’une origine, quelques notes de souvenirs, un zeste de sensualité, de la mesure et du respect. Il faut aussi être sensible à tous les vins, aller sur place, dans toute la France, et ne pas se contenter de dégustations mondaines, qui masquent la réalité du terrain.
Dans toute la France, il y a de grands vins typés, dans toute la gamme, et sans que l’on soit forcément obligé de payer le prix fort pour avoir le meilleur. Le monde du vin est donc aussi celui du rêve et du plaisir, du partage et des rencontres avec des hommes et des femmes attachants et passionnés. Ce sont ceux-là, les vrais, qui comptent et nous apportent cette pluralité qualitative exceptionnelle, à tous les prix, que toute la planète a bien raison de nous envier. Ces vignerons, on aime bien partager un moment avec eux. Ce qui compte, c’est la durée, le respect et la fidélité. Le temps, la continuité, la régularité qualitative sont les seuls critères de jugement auxquels on peut se fier. Il ne reste donc pas de place pour l’arro­gance ou l’envie, ni pour les vins standardisés.

vendredi 15 février 2008

Le millésime २००७, des vins de plaisir

Brigitte Dussert : le terroir, le talent des hommes, les soins apportés aux vignes... sont les “secrets” d’un beau 2007 ?

Patrick Dussert-Gerber : l’élégance prime cette année. Tout le monde apprécie en effet de déboucher des vins qui s’accordent parfaitement aux mets et ne sont pas lourds, des vins aromatiques mais pas surpuissants.

C’est aussi cela la force des vins français, on se fait plaisir à table, on ne les boit pas en-dehors des repas, comme un whisky ou un cognac, à l’apéritif ou en digestif comme le font les américains ou les asiatiques.

Nous revenons, avec les millésimes 2006 et 2007, à des vins élégants. Ceux qui ne connaissent pas bien la force des terroirs français se méprennent avec le 2007, il ne faut pas oublier que c’est toujours le mois de septembre qui fait le vin à Bordeaux et non pas le mois d’août, et je précise aussi que la notoriété de tous nos vins typés français, c’est leur élégance, leur finesse et non leur concentration.
Ce seront donc les grands terroirs qui feront les meilleurs 2007, mais pas uniquement les plus connus, car il y en a de beaux terroirs partout dans le bordelais : en Côtes de Bourg, à Blaye, en Bordeaux Supérieur, à Montagne Saint-Émilion... Les vignes plantées n’importe où, dans les palus du Médoc ou les plaines sableuses de Saint-Émilion ne donneront qu’un tout petit millésime 2007... C’est normal, la nature reprend ses droits, et c‘est très bien comme cela.

Et puis, à l’exception de territoires bien spécifiques propices au Merlot (certains vins du Libournais seront remarquables), le 2007 est surtout le millésime du Cabernet-Sauvignon, mais aussi du Cabernet franc, un cépage difficile comme le Petit Verdot, qui se sont particulièrement bien exprimés cette année.

Ce qui différencie un vrai vin (le prix n’entre pas en compte alors) d’un simple produit aseptisé, rouge ou blanc, c’est donc ce qu’il nous apporte : le plaisir.

Et l’on ne se fait pas plaisir quand on débouche certains vins “modernes” ou à la mode. L’abus de la barrique neuve en est un exemple type. Rares sont les vrais grands vins qui dépassent 50 à 70% de barriques neuves, et, eux, ont un terroir qui permet de sortir des vins qui “tiennent” autant de pourcentage de fûts neufs.

Il est aisé de comprendre qu’un élevage à 100% en barriques neuves ne peut que produire des vins trop boisés, imbuvables, certains à la limite de l’écœurement à cause, en plus, d’une concentration à outrance. Les années trop chaudes n’arrangent rien.

Ce 2007 laisse s’exprimer en priorité le fruit. Je n’aime pas goûter les vins trop jeunes, mais je l’ai fait cette année pour vérifier, au hasard des fûts. J’ai constaté avec plaisir que les vins ne sont pas masqués par le bois, cela prouve qu’il y a une structure réelle.

C’est vrai que ce 2007 demande du savoir-faire, et ne pas mettre le vin 100% en barriques neuves, préférer des barriques de peu de chauffe et oublier les barriques en chêne américain... Il fallait adapter la vinification et l’élevage pour garder le fruit et la finesse du vin, c’est tout un art, j’en conviens, et c’est cela que j’admire et respecte.



Brigitte Dussert : en fait, cette élégance qui caractérise les vins françaus, c’est aussi ce que vous défendez quand vous critiquez les “cuvées” spéciales, faites pour séduire et avoir des bonnes notes...

Patrick Dussert-Gerber : aujourd’hui, la priorité, c’est de laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faire la nature… Il y a une dizaine d’années, le travail des vignes avait été délaissé dans certains grands crus, au profit de la vinification et d’expériences à outrance. Si les techniques modernes sont souvent remarquables, les propriétaires traditionnels continuent de faire ce qu’ils savent faire, en se servant des progrès mais sans masquer leur typicité.

C’est cela, avoir une éthique. Elle s’exprime au travers de notre respect pour le consommateur, pour nos lecteurs, pour les amateurs, pour les jeunes comme pour les moins jeunes, en sachant bien que l’apprentissage des vins, l’information, demandent du temps, de l’argent, de la patience, de la passion, de l’intérêt. Cette éthique s’exprime aussi en défendant les vignerons passionnés et passionnants.

On comprend qu’il y a aujourd’hui deux mondes du vin, deux options : l’une où l’éthique prime, l’autre purement commerciale.

D’un côté, il y a des marchands ou des opportunistes qui font des vins standardisés ou “putassiers” en prenant les consommateurs pour des idiots. De l’autre, des vignerons humbles et respectueux de leur sols.

En parallèle, les prix très exagérés de certains vins renommés sont difficilement cautionnables, surtout pour le 2005. Misez donc sur les 2006, 2004 et 2002, voire 2001, très classiques, encore trop jeunes à boire, et faites-vous plaisir avec les 99, 97, 96 ou 90.

En 10 ans, on ne vinifie plus de la même manière, il y a eu une réelle amélioration des techniques, de la technologie au service de la viticulture ce qui aide à produire de meilleurs vins, c’est incontestable.



Brigitte Dussert : le vin, ce n’est pas une boisson, cela doit rester un plaisir...

Patrick Dussert-Gerber : je me régale aujourd’hui avec des Bordeaux 1997 et 1999, qui, à l’époque de leur sortie, avaient été décriés. Eh bien, pour ce 2007, les conditions étaient bien meilleures qu’en 1997... Ce qui laisse augurer des moments de plaisir réels. Avant de critiquer, il faut aller goûter, comme je l’ai fait, et avoir une mémoire des millésimes, c’est-à-dire de l’expérience.





La force du vin, c’est d’être un produit vivant et convivial. Ce goût du vin, c’est avant tout culturel, c’est une question de mémoire collective avec une histoire, une tradition, ce que ne pourra jamais offrir un vin “fabriqué”, français ou étranger. On prend autant de plaisir avec un vin modeste qu’avec un grand cru, question de circonstance.

Le vin, c’est une culture, et donc un véritable patrimoine qui vaut la peine d’être défendu. Il faut soutenir le travail des vignerons qui vont dans le même sens, qui partagent cette même éthique, à savoir le respect de la nature, du terroir, de l’homme, et le plaisir du vin. On défend tout cela, nous !

mercredi 28 novembre 2007

Sur la sellette : Éric de Sousa

Voir son Classement 2008 et le reportage

par Brigitte DUSSERT

“En 2002, nous avons apporté une nouveauté dans l’assemblage de ce grand cru, 50% de Pinot noir d’Aÿ et 50% de Chardonnay d’Avize. Un assemblage qui est dû à l’opportunité d’avoir pu acheter des vignes à Aÿ et de plus, la vendange 2002 en pinot noir était superbe, c’est ce qui nous a amené à prendre cette décision. Avec ces pinots noirs bien mûr, c’était l’occasion ou jamais, nous avions eu d’excellentes conditions climatiques en août et septembre, cela compte. A l’arrivée de la vendange au pressoir, dès que l’on a vu le jus couler, on s’est tout de suite dit que l’année se prêtait bien à faire un Champagne de ce style là.
Caudalies Millésimé 2002 est issu de vieilles vignes de plus de cinquante ans, vinifié 100% en fûts de chêne. D’une belle couleur or, l’assemblage de ces deux cépages, donne en bouche, de succulents arômes de framboise du Pinot noir et le Chardonnay, lui, apporte des notes d’ananas, abricot et citron, le mariage des deux est très réussi et a été accueilli avec enthousiasme par les importateurs. Il est vrai que c’est très lié aux caractéristiques de la vendange 2002, ce type d’assemblage ne sera pas obligatoirement reconduit chaque année, c’est en fonction des caractéristiques du millésime.
Nous avons à la vente, les vins de notre gamme traditionnelle avec, notamment, notre Cuvée Caudalies, un assemblage qui réunit 9 millésimes différents pour moitié, et pour l’autre, le millésime 2003. Les vieux vins apportent beaucoup de complexité et d’arômes alors que l’autre part est issue de la dernière vendange, ce qui donne beaucoup de fraîcheur. Sur les autres cuvées plus classiques l’élevage dure environ 2 ans 1/2 et sur les Caudalies c’est plutôt 48 à 60 mois. J’aime apporter en vinification une légère touche de bois neuf, mais les vins vieillissent aussi en foudre, je suis en recherche permanente d’amélioration de la qualité. On a eu la chance dernièrement de récupérer des vignes sur Mesnil sur Oger, nous sommes d’ailleurs en train de les incorporer dans les assemblages que nous réalisons actuellement au chai. J’ai la chance d’avoir des raisins sur une dizaine de communes différentes : Cramant, Avize, Chouilly, Le Mesnil sur Oger, c’est très intéressant pour la diversité des assemblages, chaque terroir apporte une spécificité. Cramant et Mesnil dans les grands crus de Chardonnay ont des sols qui donnent un style plus droit, rigide, Oger et Avize sont des sols qui apportent de la souplesse, de l’harmonie. Si on a une dizaine de terroirs différents, c’est beaucoup mieux pour la qualité finale des champagnes, c’est d’ailleurs comme cela que font les grandes maisons de champagne. On joue sur les assemblages, la complémentarité, tous ces terroirs différents donnent un panel plus diversifié et c’est un avantage. Je connais très bien tous les terroirs de la Côte des Blancs, sur la butte de Mesnil le terroir confère au vin une ossature intéressante, un côté viril qui demande deux à trois ans de vieillissement supplémentaires, le terroir d’Oger qui est dans une cuvette donne des vins beaucoup plus ronds, souples et à Avize le terroir confère aux vins une véritable harmonie, c’est lié à l’exposition, l’altitude et au sous-sol crayeux c’est surtout cette craie qui apporte la minéralité, je cherche à avoir des raisins très mûrs pour obtenir, de la richesse, de la matière, la longueur en bouche et puis la minéralité, de la fraîcheur grâce à nos sols très crayeux, c’est cette spécificité très particulière qui fait que le vin de Champagne est unique au monde par rapport aux autres vins effervescents de Bourgogne, Alsace, Chili ou Napa où on ne retrouve pas cette minéralité donnée par la craie champenoise tout à fait unique qui, associée au climat champenois, se retrouve dans le verre, puis en bouche et, là, on se rend bien compte que la Champagne est unique, on peut essayer de copier nos vins mais on n’arrive jamais à avoir cette finesse et ça, c’est absolument dû au terroir. La vinification consiste plutôt à ne pas dénaturer la matière première en ne faisant pas trop de filtration ou autre, car il faut avoir pour objectif de garder au maximum la matière première; c’est un peu comme un cuisinier, s’il fait trop cuire ou pas assez, même avec de bons produits, c’est perdu. Pour nous, c’est pareil : si on a de jolis raisins et que l’on fait trop de filtration, on va appauvrir la qualité du raisin, parfois il vaut même mieux ne pas filtrer du tout. Il faut avoir du talent et de l’humilité, ne pas vouloir en faire trop surtout dans les bons millésimes. La moitié de mes vignes ont plus de 50 ans d’âge et c’est un atout primordial.”

vendredi 16 novembre 2007

Champagne : acheter en connaissance de cause

J’aime le Champagne. Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt; récompenser les meilleurs, les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

Dans le temps, il n’y avait que les "grandes" marques (certaines ne sont plus qu'un nom sur une étiquette). Aujourd’hui, beaucoup de vignerons vendent en direct des cuvées remarquables, de la plus fine à la plus vineuse, à des prix très abordables, de 15 à 20 euros. C’est l’une des rares régions viticoles qui ne subit aucune crise, cela prouve que les consommateurs sont satisfaits lorsqu’ils ouvrent une bouteille de Champagne. Il y aussi une grande cohésion et une grande solidarité entre les vrais grands seigneurs de la Champagne (souvent, des maisons à caractère familial) et les petits vignerons et chacun se respecte, c’est certainement également l’une des clés pour appréhender la région, même, si, on s’en doute, les exceptions confirment la règle.

C’est encore la région qui a le mieux travaillé depuis 20 ans, les grandes maisons certes, mais ce sont surtout les producteurs qui ont le plus développé la qualité et leur image. Le résultat est probant, la Champagne est la seule appellation mondiale sans concurrence qui est en croissance extrêmement forte, qu’elle va poursuivre. Aucun Cava, ni mousseux, français ou étranger ne peut lutter qualitativement et en terme d’image avec le Champagne. Ici, il y a également une notion de Cru, de terroir, ce qui n’existait pas auparavant, car on parlait plus de l’assemblage, qui demeure bien sûr un paramètre important. Le Champagne a démontré que ce n’est pas uniquement un verre rempli de bulles mais qu’il y a une vraie typicité, une différence entre un Chardonnay planté au Mesnil-sur-Oger et un autre à Bouzy. C’est une force formidable que la Champagne ait compris que l’impact de son sol était à mettre en avant, qu’il ne s’agissait plus uniquement de vendre un vin de fête mais aussi un vin de table.

En quelques années, le Champagne a ainsi franchi les simples barrières du luxe et de la fête pour devenir un vin à part entière. Les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouvent dans mon Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, et dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés), apportent du plaisir, et méritent d’être appréciées tout au long du repas, sur des plats appropriés, à l’apéritif toujours ou sur les desserts. Bien sûr, la force du terroir est réelle ici et vient s’allier à cet art exceptionnel de l’assemblage que chaque vigneron ou maître de chai va marquer de sa “patte”, créant une bouteille unique, que personne n’a réussi à égaler, partout dans le monde, où l’on ne fait que des mousseux... Qu’elles dégagent des notes de chèvrefeuille, de rose ou d’abricot, qu’elles développent en bouche les nuances d’amande, de brioche ou de fruits mûrs, les cuvées qui comptent, où la convivialité s’associe au talent, doivent quand même être à des prix mérités, car une ancienne notoriété ne suffit plus désormais.

Je me souviens que, beaucoup de professionnels, s’étonnaient, à l’époque, lorsque, dans mes classements, je plaçais en premier, parfois à côté de grandes maisons historiques, des vignerons totalement inconnus qui sont maintenant respectés dans le monde entier. Tout a donc changé ici. En gros, il reste une poignée de maisons familiales et exceptionnelles, d’autres, tout aussi respectables, intégrées dans des groupes (d'autres groupes sont -hélas- dirigés par des directeurs peu intéressants, qui pourraient aussi bien vendre du soda ou de la lessive), des coopératives de premier plan et il y a une véritable explosion qualitative de la propriété.

Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

Précision : certains vins chers cités n'en sont pas moins de très grands vins. Il faut simplement, le Champagne étant souvent bu plus rapidement qu'un grand cru rouge, décider s'il convient de dépenser des sommes astronomiques pour se faire plaisir. Bien entendu, ces exemples ne sont que des exemples prix au hasard des visites sur les sites marchands, et la liste est loin d'être exhaustive.



Entrons dans le vif du sujet :

Chez Wine and Co (prix relevés comme pour les autres sites ce vendredi 16) :

On trouve donc en mettant 170 € le Bollinger R.D. 1995, 121 € le Laurent-Perrier Cuvée Grand Siècle 95 ou 91 € le Henriot Cuvée des Enchanteleurs 1988, 121 € pour le Deutz Amour de Deutz... en comparaison, l'extraordinaire Dom Perignon 99 est à 115 € (même prix chez 1855). À vous de choisir, moi, tant qu'à mettre ce prix-là, c'est fait pour ce dernier (ou alors pour le Comtes de Champagne 1995 de Taittinger à 106 €, qui ne m'a jamais déçu, associant complexité d'arômes -citron vert, pomme, pain grillé, épices- et distinction en finale, le 98 est dans la lignée).

A leurs côtés, 42 € le Pol Roger brut Vintage 98 semble vraiment un cadeau (et moins pour cette envoûtante Cuvée Rich, tendre et savoureuse) comme le Bruno Paillard Blanc de blancs 1995 à 52 €.

Une démence, le Pommery cuvée Louise rosé 99 à 210 € (j'y crois pas !!!) et 250 € pour le Krug rosé (avec le coffret s'entend, merci...), ce dernier étant certainement l'une des plus belles bouteilles qui soient, je l'avoue.

Chez 75cl : à part Gosset (beau Grand Millésimé 99 à 46,50 €, une marque de grande qualité), Bollinger, Pol Roger et Larmandier, on a droit à des illustres inconnus. Autant dire que le choix est nul.

Chez Vinatis : le choix est aussi bien limité. On retiendra surtout le Veuve Devaux Grande Réserve pour 21 €, qui les vaut largement (voir les cuvées de base, plus bas).

Chez 1855 : on se demande si on rêve avec ce Roederer Cristal 97 à 330,85 €. Qu'est-ce qui justifie ce prix ? Idem pour le Salon "S" 1996 à 195 € (175 € chez Vinatis) et 190 € chez Envie de Champagne - c'est qui, ceux-là ? je ne résiste pas à vous passer leurs commentaires sur ce vin, très objectifs : "Un champagne SALON dont on parlera encore dans 50 ans. Probablement le meilleur millésime depuis 1928" : carrément, eh ben) !

Dans mon autre Blog Perso 20 sur 20 ?, on pourrait mettre cela dans la rubrique "on en rit ou on en pleure". Cela me rappelle l'inadmissible "1 Bollinger, 1 smic"... Un peu de décence ne ferait quand même pas de mal.

Chez Lavinia : on atteint le pompon aussi bien (dans des gammes différentes, s'entend) avec ce Bollinger 2003 à 70 € (c'est pas un peu jeune pour une grande marque, 2003 ?) que pour ce Billecart-Salmon Saint-Hilaire 96 à 280 € (non, non, ce ne sont pas vos yeux, c'est bien le prix, mais on a une réduc de 5%, ouf) ou un Dom Ruinart 1996 à 141 €...

À titre de comparaison, on trouve bien moins cher des cuvées formidables chez Charles Heidsieck (extraordinaire cuvée des Millénaires), Alain Thiénot (splendide Grande Cuvée), Erick de Souza (sa cuvée Caudalies est l'une des plus fines cuvées champenoises), Philipponnat, Ellner, Pierre Peters, Leclerc-Briant, Canard-Duchêne, De Venoge... et celles citées plus bas.

En cuvées de base, là où l'on trouve une multitude de petits propriétaires et d'excellentes coopératives (Devaux, Vincent d'Astrée, De Castelnau, Clérambault ou Marquis de Pommereuil) qui en proposent dès 12 €, les "affaires" sont inexistantes dans les marques "connues" tant on en a qui ne se mouchent pas du coude en proposant facilement le double. Sans s'attarder (regardez vous-même avant d'acheter), on peut citer :

- un Deutz brut Classic à 30,90 € (Wine and Co) et (soldé) à 27,70 € chez Lavinia

- un Laurent-Perrier brut à 30,30 (Wine and Co)

- le (bof) Mumm Cordon Rouge est à 24,50 € (Vinatis)

- un Ruinart rosé à 48,60 € (soldé, avec étui, chouette, chez Lavinia) et le R de Ruinart à 31 € chez Vinatis

- 32,50 € (c'est quand même pas mal, non, pour une "simple" cuvée) pour le Roederer Brut Premier chez 1855

- l'exception confirmant la règle, un excellent Taittinger brut Prestige, certainement l'un des meilleures cuvées de ce type, d'une grande régulatité) à seulement 20,50 € (Vinatis)

À des prix surprenants (de 15 à 20 € environ, et parfois moins), commandez directement vos cuvées à la propriété chez Delaunois, De Lozey, Bonnaire, Chiquet, Chardonnet, Pierre Gimonnet, Drappier, Bara, Coulon, Geoffroy, Charbaut, Lenique, Legras et Haas, Rutat, Bourgeois, Pierre Mignon, Pierre Arnould, Ralle, Laurent-Gabriel, Hamm, Prevoteau-Perrier, Baron Albert, Collard-Picard, Vollereaux, Collard-Chardelle, Maurice Vesselle, Baron Fuenté, Sanchez, Vergnon, Busin... des maisons de propriétaires qui élèvent d'étonnantes et très abordables cuvées de prestige, dont certaines feraient froid dans le dos de quelques maîtres de caves un peu trop imbus de la "notoriété" de leur maison... Pas de raison de s'en priver.

Pour les adresses et les liens directs avec leurs sites, voir la Sélection de MILLESIMES ou celle de mon GUIDE DES VINS

mercredi 14 novembre 2007

AgoraVox : Ne plus se faire avoir sur les prix des grands vins

Voir : AgoraVox le média citoyen : Ne plus se faire avoir sur les prix des grands vins

lundi 12 novembre 2007

Bourg et Blaye : mes préférés

Voir les CLASSEMENTS 2008


CÔTES-DE-BOURG

Voir aussi la Sélection de MILLESIMES




LE CLOS DU NOTAIRE
Roland Charbonnier
33710 Bourg-sur-Gironde
Tél. 05 57 68 44 36 et 06 17 53 91 04
Fax. 05 57 68 32 87
e-mail : closnotaire@vinsdusiecle.com
www.vinsdusiecle.com/closnotaire
À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Surplombant le confluent de la Garonne et de la Dordogne, les vignes bénéficient d'un microclimat dû à la proximité de l'estuaire et à l'exposition de ses coteaux en pente sud. Sur un sous-sol argilo-calcaire, longtemps exploité en carrières, ce terroir de graves (20 ha) est planté des Merlot, Cabernet-Sauvignon, Cabernet franc et Malbec. Talentueux et passionné, Roland Charbonnier peut être fier de son superbe Côtes-de-Bourg 2005, très bien élevé, bien corsé et savoureux, aux tanins riches, souples et très bien équilibrés, au nez intense (mûre, groseille, épices...), de bouche persistante, de belle garde. Très classique, le 2004 est puissant, de belle robe grenat, de très bonne base tannique, gras, très équilibré, riche et charnu, au nez dominé par le cassis. Beau 2003, aux notes de fruits mûrs avec des nuances d’épices et de truffe en bouche, aux tanins bien présents, non encore à maturité. Le 2002, riche en arômes, est d’une belle structure avec beaucoup d’élégance, aux senteurs de fruits, de cannelle et d’humus, très structuré au nez comme en bouche. Remarquable rapport qualité-prix-typicité.

Château LA CROIX DAVIDS
Didier Meneuvrier
33710 Lansac
Tél. 05 57 94 03 94
Fax. 05 57 94 03 90
e-mail : chateau.la-croix-david@wanadoo.fr
Beau Côtes-de-Bourg Prestige 2004, issu d’un vignoble de 40 ha (Merlot noir et Cabernets), un vin de couleur profonde, parfumé (cassis), où la souplesse prédomine, aux tanins fondus mais bien présents. Le 2003, de bonne charpente, au nez où dominent les épices poursuit une belle évolution comme ce 2002, généreux, coloré, au nez dominé par l’humus et les petits fruits rouges, ample et gras en bouche, très équilibré, un vin bien charnu.

Château de GRISSAC
Bernadette Cottavoz
33710 Prignac-et-Marcamps
Tél. et Fax. 05 57 68 31 65
Un vignoble de 21 ha planté sur des sols argilo-calcaires. Un coup de cœur pour ce Côtes-de-Bourg 2003 (65% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon, 5% Malbec), élevé en fûts de chêne, au nez intense de sous-bois et d’épices, onctueux et persistant, de bouche riche, tout en arômes, d’excellente évolution. Le 2002 est de belle couleur, au nez de petits fruits rouges, charpenté. Remarquable 2001, qui nous a particulièrement séduit, aux tanins très élégants mais bien fermes également, au nez complexe (cuir, mûre), qui commence à s’ouvrir comme le très beau 2000.

Château HAUT-MACO
Scea Mallet Frères
33710 Tauriac
Tél. 05 57 68 81 26
Fax. 05 57 68 91 97
e-mail : hautmaco@wanadoo.fr
www.hautmaco.com
À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Ce cru s’étend sur quelque 49 ha (50% Merlot, 40% Cabernet-Sauvignon et 10% Cabernet franc), que les deux frères Mallet s’attachent à mener de la façon la plus qualitative possible (éraflage, contrôle des températures, cuvaisons longues, collage au blanc d’œuf...). Le tout donne ce Côtes-de-Bourg cuvée Jean-Bernard 2004, très bien élevé en barriques neuves, riche en couleur comme en matière, au nez intense de fruits et d’humus, très parfumé (fruits mûrs, vanille...), tout en bouche. Le 2003 est classique des belles réussites de l’appellation, de couleur rubis, puissant et savoureux, au nez à dominante de cerise noire et de mûre, légèrement épicé, aux tanins qui commencent à peine à se fondre. Le 2002, de robe pourpre soutenu, de bouche intense, est un vin bien charnu, très équilibré, très parfumé (griotte, poivre, humus...). Le 2001 est superbe, puissant, au nez de mûre et de truffe, légèrement épicé. Formidable rapport qualité-prix-typicité.

Château HAUT-MOUSSEAU
Famille Briolais
33710 Teuillac
Tél. 05 57 64 34 38
Fax. 05 57 64 31 73
e-mail : aurorebriolais@vignobles-briolais.com
Vignoble de 33 ha planté sur des sols argilo-calcaires et graveleux, où l’on élève ce Côtes-de-Bourg cuvée Prestige 2003 (60% Merlot, 40% Cabernet-Sauvignon, issu d’une sélection de vieilles vignes sur sol argilo-calcaire, élevage en fûts durant 14 à 16 mois), de couleur rubis, puissant, aux saveurs fruitées, avec ce nez très caractéristique, aux notes de fumé, gras en bouche, idéal sur des grillades. Goûtez leur Médoc Château Pontac-Gadet 2003, un vin dense, tout en harmonie, de bonne garde.




Château LES HEAUMES
Jean-Michel Robin
33710 Saint-Ciers-de-Canesse
Tél. 05 57 64 89 99
Fax. 05 57 64 84 48
Particulièrement apprécié son Côtes-de-Bourg 2004, charnu, riche en couleur, au nez complexe de fruits cuits et de cuir, aux tanins puissants et savoureux. Le 2003 est très typé comme on les aime, coloré, avec des tanins souples et très équilibrés, un vin riche, savoureux, qu’il faut garder quelques temps pour mieux profiter de son potentiel. Le 2002, aux notes de sous-bois et de cassis mûr, de bouche ample et fondue, commence à s’apprécier très bien sur un rôti, d’excellente évolution comme ce 2001, un beau vin, au nez d’épices et de sous-bois, exhalant des notes sauvages et persistantes, aux tanins bien équilibrés, qui commencent à se fondre.

Château L’HOSPITAL
Christine et Bruno Duhamel
33710 Saint-Trojan
Tél. et Fax. 05 57 64 33 60
e-mail : alvitis@wanadoo.fr
Un vignoble de 8 ha sur terroir argilo-limoneux (culture raisonée sans emploi de désherbant ni d’insecticide, vendanges manuelles, éraflage à 100%, élevage en fûts 24 mois...). Le tout donne ce Côtes-de-Bourg 2003 (80% Merlot, 10% Cabernet-Sauvignon et Cabernet franc, 10% Malbec), de couleur soutenue, gras, riche au nez comme en bouche, aux notes de fruits mûrs d’épices et d’humus, aux tanins fermes, de bouche puissante.




Château de LIDONNE
Geneviève Audoire
33710 Bourg-sur-Gironde
Tél. 05 57 68 47 52
Fax. 05 57 68 31 08
e-mail : lidonne@terre-net.fr
Un remarquable Côtes-de-Bourg 2003, issu d’un vignoble de 18 ha à fort pourcentage de Cabernets, au nez intense où s’entremêlent les fruits mûrs et l’humus, un vin bien corsé, très charnu, avec des tanins présents et savoureux, de très bonne évolution. Le 2002 est une réussite, dense et velouté, charpenté, corsé, aux tanins fermes et très équilibrés. Le 2001, tout en bouche, au nez complexe, associant puissance et finesse, ample et charnu, aux tanins mûrs. Le 2000 est particulièrement séduisant aujourd’hui, de couleur grenat, avec beaucoup de structure, tout en bouche, très bien équilibré, au nez de cerise, d'épices et d’humus, de charpente très élégante. Excellent rapport qualité-prix-typicité.

Château MENDOCE
Philippe Darricarrère
33710 Bourg-sur-Gironde
Tél. 05 57 68 34 95 et 05 57 42 25 95
Fax. 05 57 68 34 91
e-mail : info@mille-secousses.com
Ce propriétaire chaleureux soigne son très beau vignoble de 14 ha sur 2 coteaux séparés par un ruisseau, dont la pente naturelle, ajoutée à la nature argilo-calcaire du sol, naturellement bien drainé, constitue le support de culture idéal pour le Merlot. Cela se retrouve dans ce Côtes-de-Bourg Grande Réserve 2003, élevé en barriques durant 18 mois, charnu, de belle robe soutenue, ample en bouche, au nez légèrement épicé, avec des notes de groseille et de cassis, aux tanins fondus mais structurés à la fois, de belle évolution comme le 2001, de couleur grenat, riche et savoureux en bouche, concentré, bien marqué par son terroir, riche en arômes comme en structure. Même propriétaire que le Bordeaux Supérieur Château Mille-Secousses.




Château du MOULIN VIEUX
Jean-Pierre et Cédric Gorphe
33710 Tauriac
Tél. 05 57 68 26 21
Fax. 05 57 68 29 75
Incontestablement au sommet également. La propriété s’étend maintenant sur 24 ha à l’ouest de la commune de Tauriac, sur l’un des meilleurs terroirs argilo-calcaires de l’appellation (55 % Merlot, 40 % de Cabernets franc et Sauvignon et 5% de Malbec pour la cuvée sélection). Superbe Côtes-de-Bourg Clos 2003, issu des meilleures parcelles (vieilles vignes de plus de 50 ans plantées pour 50% de Merlot, 30% de Cabernet-Sauvignon et 20% de Malbec, rendement moyen de 25 hl/ha), très bien élevé en barriques, comme nous les aimons, de belle robe soutenue. Le 2002 sent bon la griotte et les sous-bois, de bouche puissante. Son 2001, aux arômes de fruits rouges cuits et aux tanins fondus mais bien présents, est riche, d’une belle longueur en bouche comme le 2000. La cuvée Sélection est plus ronde, régulièrement réussie, et le rapport-qualité-prix exceptionnel.

Château ROUSSELLE
Vincent Lemaitre
33710 Saint-Ciers-de-Canesse
Tél. 05 57 42 16 62 et 06 03 11 76 24
Fax. 05 57 42 19 51
e-mail : chateau@chateaurousselle.com
www.chateaurousselle.com
Bien apprécié son Côtes-de-Bourg Prestige 2003, issu de coteaux de calcaire à astéries (85% Merlot, 10% Malbec, 5% Cabernet franc), élevé 100% en barriques neuves, riche au nez comme en bouche, de très bonne charpente, avec ces petites notes d’épices et d’humus, aux tanins très équilibrés et savoureux à la fois, charnu. Excellent Premières-Côtes-de-Blaye Château Haut-Vigneau 2004, aux tanins souples et équilibrés, de bouche harmonieuse, au nez de mûre et d’épices, riche en couleur, de très bonne évolution.

Château ROUSSET
Gérard Teisseire
33710 Samonac
Tél. 05 57 68 46 34
Fax. 05 57 68 36 18
Un domaine de 24 ha de vignes situé sur des coteaux argilo-calcaires et graveleux exposés au midi. Coup de cœur pour ce Côtes-de-Bourg Grande Réserve 2004, de couleur soutenue, aux notes de cassis mûr, d’épices et de fumé, très bien élevé, riche et savoureux en bouche, concentré, parfumé. Le 2003 est tout en couleur et en matière, au nez marqué par des nuances persistantes de cassis et d’épices, aux tanins puissants mais très fins, de garde comme en atteste ce beau millésime 2000, très charmeur actuellement sur une cuisine un peu relevée. Le Côtes-de-Bourg cuvée Tradition est souple et ample en bouche.

Château TOUR DE COLLIN
Denis Levraud
33710 Bourg-sur-Gironde
Tél. 05 57 68 46 26
Fax. 05 57 68 37 16
Un vignoble de 15 ha planté dans un sol argilo-calcaire et graveleux. Particulièrement aimé ce Côtes-de-Bourg 2003, riche et généreux, avec des nuances bien caractéristiques de fruits rouges mûrs, légèrement épicé en bouche. Le 2002 est de couleur soutenue, très parfumé, aux tanins soyeux et fermes à la fois, au nez complexe et subtil dominé par la cerise confite et l’humus.




UNION des PRODUCTEURS de PUGNAC
Président : B. Pomier
33710 Pugnac
Tél. 05 57 68 81 01
Fax. 05 57 68 83 17
e-mail : udep.pugnac@wanadoo.fr
www.pugnac.com
Passe à la tête des Premiers Grands Vins Classés. Vous ne pourrez qu’apprécier leur Côtes-de-Bourg Château Haut-Pradier rouge 2002, majoritaire en Merlot, au nez de petits fruits cuits, qui allie puissance et souplesse, de robe grenat soutenu, très aromatique en bouche, avec des nuances de groseille et d’épices, aux tanins mûrs. Le Côtes-de-Bourg Château Noblet 2001 est riche en couleur comme en matière, aux tanins fondus mais bien présents, d’une belle longueur, et poursuit son évolution (beau 2000, qui a bien mérité son 3e Prix au Concours des Vins du Sud-Ouest). Goûtez aussi leur Côtes-de-Bourg Château Les Huberts 2001, ample et parfumé, aux nuances de petits fruits rouges mûrs et de cannelle, un vin bien corsé, gras et persistant en bouche, tout en harmonie, très réussi comme le Premières-Côtes-de-Blaye Château Chantemerle 2002, un vin finement épicé, bien charnu, d’une grande intensité, aux tanins soyeux, d'excellente évolution.


PREMIERES CÔTES DE BLAYE

Voir aussi la Sélection de MILLESIMES

Château BELLEVUE-GAZIN
Alain et Anne-Sophie Lancereau-Burthey
33390 Plassac
Tél. 05 57 42 02 00
Fax. 05 57 42 04 60
e-mail : alainlancereau@aol.com
www.chateau-bellevue-gazin.com
Un vignoble de 9,50 ha situé sur le sommet des coteaux sur un terroir argilo-graveleux (70% Merlot, 20% Malbec, 10% Cabernet-Sauvignon). Beau Premières-Côtes-de-Blaye 2004, fort bien élevé (50% barriques neuves), un vin avec des notes d’épices et d’humus, aux tanins très équilibrés et savoureux à la fois, corsé et gras. Le 2003 poursuit sa très belle évolution.




Château BERTHENON
Henri Ponz
3, le Barrail 33390 Saint-Paul-de-Blaye
Tél. 05 57 42 52 24
Un vignoble de 32 ha, composé de 80% de Merlot et de 20% de Cabernet-Sauvignon. Excellent Premières-Côtes-de-Blaye 2004, très équilibré au nez comme en bouche, où dominent les fruits mûrs, épicé en finale, de très bonne charpente. Beau 2003, médaille d’Or à Bruxelles, riche au nez (fruits noirs à noyau) comme en bouche (truffe, épices), bien charnu, le tout lui valant sa place très enviable dans le Classement cette année.

Château BOURDILLOT
Philippe Garrelis
33390 Berson
Tél. 05 57 64 32 09
Très bien classé avec son Premières-Côtes-de-Blaye 2004, riche en couleur comme en arômes, aux notes de fruits rouges à noyau, intense au nez comme en bouche, un vin qui demande un peu de patience pour profiter de son potentiel. Le 2003 se goûte très bien, dense et ample en bouche, au nez complexe où prédominent les fruits frais, bien élevé, de charpente souple, parfait sur un magret grillé.

Château CANTINOT
Yann et Florence Bouscasse
33390 Cars
Tél. 05 57 64 31 70
Fax. 05 57 64 29 13
e-mail : chateau.cantinot@wanadoo.fr
Vignoble de 10 ha d’un seul tenant, sur sol de graves, de sables et argilo-calcaire (vignes de 18 ans en moyenne, 55% Merlot, 35% Cabernet-Sauvignon et 10% Cabernet franc). Savoureux Premières-Côtes-de-Blaye 2003, un vin bien charpenté, bien charnu, de belle robe soutenue, ample en bouche, au nez légèrement épicé, aux tanins fondus. Excellent 2002, charnu, volumineux, un vin riche et structuré, au nez épicé, alliant une charpente réelle à une jolie rondeur en bouche.

Château du GRAND-BARRAIL
Denis Lafon
Bracaille 33390 Cars
Tél. 05 57 42 33 04
Fax. 05 57 42 08 92
e-mail : denislafon@wanadoo.fr
www.denislafon.com
Superbe Premières-Côtes-de-Blaye cuvée Révélation 2003 (90% Merlot, 10% Cabernet-Sauvignon), élevé en fûts de chêne, un vin avec beaucoup de structure, riche en couleur comme en arômes, avec ces notes de fruits noirs mûrs (groseille, mûre) et d’épices, intense au nez comme en bouche, d’excellente évolution. Goûtez aussi son Château Graulet (60% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon, 10% Malbec), de couleur grenat, au nez subtil, aux notes de petits fruits à noyau, fondu, harmonieux, à ouvrir sur un gibier.

Château HAUT-BACON
Isabelle et Bernard Rey
33920 Saint-Savin-de-Blaye
Tél. 05 57 68 61 04 et 06 80 26 51 77`
Fax. 05 57 68 56 76
Un vignoble de 22 ha sur un coteaux argilo-calcaire (Merlot et Cabernets). On se fait plaisir avec leur Premières-Côtes-de-Blaye rouge 2005, aux tanins équilibrés, au nez subtil dominé par les petits fruits rouges à noyau et les épices, un vin riche et de très bonne évolution. Le 2004, aux nuances de fruits cuits, allie puissance et souplesse, de robe grenat soutenu, très aromatique en bouche.

Château HAUT-BOURCIER
Philippe Bourcier
33390 Saint-Androny
Tél. 05 57 64 43 74
Fax. 05 57 64 41 35
e-mail : philippebourcier@aol.com
Vignoble de 28 ha, avec une moyenne d’âge des vignes de 15 ans, sur sol argilo-calcaire, composé de 90% de Merlot et 10% de Cabernet. Bien apprécié ce Premières-Côtes-de-Blaye 2003, bien élevé en fûts de chêne durant 12 mois, coloré et corsé, avec des tanins présents et savoureux, associant puissance et finesse, d’excellente évolution. Le 2002 est très agréable avec ces notes intenses de fruits surmûris et d’épices, de très bonne bouche, gras et charnu.

Château LAGARDE
33390 Cars
Tél. 05 57 42 91 56 et 05 49 28 46 77
Ce Premières-Côtes-de-Blaye rouge 2004 est une réussite, très bien élevé en fûts de chêne, de robe grenat, d’une belle harmonie avec ces notes de petits fruits rouges mûrs, de bonne charpente. Excellent 2003, de bouche puissante, très bien corsé et équilibré, parfumé (griotte, humus...), associant concentration aromatique, finesse des tanins et structure en bouche, avec une jolie finale grillée.

Château LARDIÈRE
Florence et Lionel Pineaud
33860 Marcillac
Tél. 05 57 32 50 11
Fax. 05 57 32 50 12
e-mail : gaec.lardiere@cer17.cernet.fr
Un remarquable Premières-Côtes-de-Blaye 2004, issu à parts égales de Merlot et de Cabernet-Sauvignon, élevé en fûts de chêne, de couleur intense, aux notes de fruits mûrs (cassis, griotte) et de truffe, aux tanins riches. Excellent blanc sec 2005, à dominante de fleurs fraîches et de tilleul.

Château LARRAT
5, Grillet 33710 Pugnac
Tél. 05 57 68 80 64
Fax. 05 57 68 82 65
e-mail : dom.grillet@wanadoo.fr
Un excellent Premières-Côtes-de-Blaye 2003, élévé en fûts de chêne, un vin riche en couleur, classique et concentré, alliant finesse et structure, ample et persistant en bouche, aux tanins enrobés. Le Côtes-de-Bourg 2004 est corsé et complexe, aux nuances de fruits rouges bien mûrs et une touche d’épices.




Château MAINE-TIGREAU
D. et P.-J. Auduberteau
BP 61 33390 Saint-Paul-de-Blaye
Tél. 05 57 42 04 28 et 05 57 42 23 06
Fax. 05 57 42 86 40
e-mail : info@maine-tigreau.com
www.maine-tigreau.com
Au sommet. Une propriété familiale de 22 ha. Ce Premières-Côtes-de-Blaye 2004 (70% Merlot, 12% Cabernet-Sauvignon, 12% Cabernet franc et 6% Malbec), riche au nez comme en bouche, de très bonne charpente, avec ces petites notes d’épices et d’humus, aux tanins très équilibrés et savoureux à la fois, bien corsé et gras, de très bonne évolution. Le 2003 est complexe et harmonieux, avec des notes de cassis et d’épices, dense. Le Château Vieux Maine-Tigreau 2002 est tout en couleur et en matière, au nez subtil marqué par des nuances persistantes de cassis et d’épices, aux tanins puissants mais très fins. Beau 2000, corsé, au nez persistant de petits fruits rouges mûrs, de cuir et de sous-bois, de très bonne garde.

Château PETIT BOYER
Vignobles Bideau Père et Fils
33390 Cars
Tél. 05 57 42 19 40
Fax. 05 57 42 33 49
e-mail : bideau.ju@wanadoo.fr
www.petit-boyer.com
Un coup de cœur pour son Premières-Côtes-de-Blaye 2004, une sélection de vieilles vignes sur sol argilo-calcaire et argile forte (75% Merlot et 25% Cabernet-Sauvignon), d’un beau rouge profond, concentré, ample, velouté et fruité en bouche, avec des tanins souples, au nez où dominent la groseille et les épices. Très séduisant Premières-Côtes-de-Blaye blanc sec 2005, qui sent les fleurs et le chèvrefeuille, de bouche souple.`

Château PONT les MOINES
Delphine Gagné-Barrat
La Maçonne 33760 Frontenac
Tél. et Fax. 05 56 23 98 50
e-mail : brancompostelle@aol.com
Propriété familiale depuis 4 générations. D’une superficie 29 ha, sur sol argilo-calcaire, dont l’âge moyen des vignes est de 15 ans (70% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon, vinification traditionnelle avec cuvaison longue puis élevage en cuves durant 14 mois). Ce Premières-Côtes-de-Blaye rouge 2004 est de couleur pourpre, avec des arômes de fruits et d’épices, un vin soyeux et dense en bouche, classique et charnu. Même propriétaire que le Bordeaux Supérieur Château Bran de Compostelle.

Château PUYNARD
Nicolas Grégoire
33230 Maransin
Tél. 05 57 64 33 21
Fax. 05 57 64 23 14
Un beau Premières-Côtes-de-Blaye rouge 2004 (16 ha, plateau sableux, coteaux argilo-calcaires et sous-sol calcaire, 70% Merlot et 30% Cabernet-Sauvignon), très parfumé, de jolie robe, associant structure et élégance de garde comme le 2002, au nez légèrement épicé. Voir le Château La Rivière à Fronsac.




Château VALENTIN
M. Revaire
33390 Cars
Tél 05 57 42 12 16
Fax 05 57 42 38 26
Un savoureux Premières-Côtes-de-Blaye rouge 2004, élevé en fûts de chêne, bien charnu, de belle robe soutenue, ample, au nez légèrement épicé, aux tanins fondus, alliant une charpente réelle à une jolie rondeur. Beau 2003, de couleur grenat, aux tanins bien présents, riche en arômes, intense au nez comme en bouche, concentré mais tout en rondeur. 

jeudi 8 novembre 2007

Champagne Attitude : la nouvelle donne

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