mercredi 23 septembre 2009

Au sommet, le Savennières du Domaine aux Moines

Le domaine Aux Moines est situé à La Roche aux Moines, superficie de 8 ha en Chenin et 0.80 ha en Cabernet pour notre Anjou village. Du moyen âge à la révolution ce domaine viticole a appartenu aux moines de Saint-Nicolas d’Angers, puis revendu comme bien national. Il connut divers propriétaires dont M. Benz des automobiles en 1926. Nous en sommes propriétaires depuis 1981, elle ne comptait alors plus que 4 ha de vignes. Nous avons apporté la parcelle que nous possédions sur la Roche aux Moines et nous avons acquis petit à petit d’autres parcelles toujours situées à La Roche aux Moines. Dès 1982 nous avons planté certaines parcelles, en gardant les vieilles vignes, et nous avons toujours pratiqué une culture raisonnée en enherbant tous les rangs de vigne. Nous avons rénové le chai en l’équipant de cuves Inox thermorégulées. Le parc à fûts de 400 litres est renouvelé tous les ans, mais notre objectif est plus de faire ressortir le terroir schisteux et le fruit du Chenin que le bois. C’est Tessa, ma fille, œnologue, qui vinifie seule à la cave dans la continuité de l’esprit maison : un vrai vin au féminin. Le Savennières 2006, au nez subtil, d’une belle persistance aromatique, à dominante de fruits frais (abricot) et d’amande, est un vin d’une belle persistance en finale.

COORDONNEES
Nom du propriétaire : Monique Laroche
Nom du responsable : Tessa Laroche
Adresse : La Roche aux Moines 49170 Savenières
Téléphone : 02 41 72 21 33
Télécopie : 02 41 72 86 55
E-Mail : domaineauxmoines@vinsdusiecle.com
Site Vins du Siècle : www.vinsdusiecle.com/domaineauxmoines
Site personnel : www.domaine-aux-moines.com



Lire la suite

mardi 22 septembre 2009

Médoc Château Taffard de Blaignan


Château TAFFARD de BLAIGNAN

Prend du galon dans le Classement. Henri Cadillac, chaleureux et passionné, qui s’attache à conserver une régularité qualitative exemplaire associée à des prix fort sages, ce qui n’est pas rien. Le vignoble s’étend sur 18 ha sur un sol argilo-calcaire relativement plat par suite des dépôts alluvionnaires des terrasses fluvio-marines de la fin du Tertiaire. Les cépages sont le Merlot et le Cabernet-Sauvignon à parts égales. “Le 2008 a été une très belle récolte en quantité et en qualité, nous dit-il, nous avons fait un très gros travail à la vigne et nous sommes déjà aux normes sanitaires de 2018. Nous avons eu une récolte très saine, qui sera assemblée dans les 3 semaines qui viennent car nous avons eu beaucoup de mal à finir les malolactiques. Le résultat est superbe avec un vin supérieur à 2006 et 2007, très fruité et très agréable.” Vous ne pourrez qu’apprécier ce Médoc 2005, Cru Bourgeois, élevé en fûts de chêne, l’un des meilleurs dégustés dans ce millésime, très parfumé (framboise, groseille, cassis), dense et riche, qui allie distinction et structure, de belle base tannique, légèrement épicé en finale, vraiment très réussi, avec beaucoup de potentiel. Le 2003, bien charnu, est tout en bouche, d’une jolie robe grenat, aux tanins riches et souples à la fois, au nez persistant où dominent des notes de myrtille et d’épices. Le 2002 est de belle couleur, de robe intense, au nez persistant (griotte, violette), un vin très équilibré, gras, aux tanins savoureux. Beau 2001, très bien élevé en barriques, charpenté, de bouche dense, aux tanins bien fondus, où s’entremêlent des notes de fruits rouges mûrs et de réglisse. Goûtez aussi son excellent second vin, Château Taffard 2005 (vinification en cuves en acier inoxydable, avec contrôle des températures, dont la fermentation alcoolique est suivie de 3 à 4 semaines de macération, puis fermentation malo-lactique après pressurage des marcs) où se mêlent la mûre et le cassis, ample et solide, de bouche corsée, aux tanins équilibrés et mûrs, à déboucher sur un rôti de porc, par exemple. Beau rapport qualité-prix-typicité.

Château TAFFARD de BLAIGNAN

(MÉDOC)
Henri Cadillac
10, rue de Hontane
33340 Ordonnac
Téléphone :05 56 09 00 00
Télécopie : 05 56 09 04 28
Email : contact@taffarddeblaignan.com
Site : www.vinsdusiecle.com/taffarddeblaignan
Site : www.taffarddeblaignan.com

Les Vins d'Alsace du Domaine Aline et Rémy Simon


Domaine Aline et Rémy Simon

Un petit domaine familial qui pratique la lutte intégrée. Particulièrement apprécié ce Pinot gris Vieilles Vignes 2005, médaille d’Or au concours Pinot gris du Monde, de jolie robe dorée, d’une belle maturité, un vin étonnant par sa persistance aromatique, aux notes florales et épicées, qui mérite une cuisine élaborée. Le Gewurztraminer Silbergrub 2004, issu de terrains argileux (vendange manuelle, fermentation lente et contrôlée sans ajout de levure), prix d’Excellence à la Confrérie de Haut-Koenigsbourg, d’une belle harmonie, tout en fruit et finesse, est ample, aux nuances subtiles de pomme et de fruits secs, très réussi. Excellent Pinot noir rouge de Saint-Hippolyte Schlossreben (le rouge de Saint-Hippolyte fait partie des rares appellations Village en Alsace), de couleur profonde, aux notes de mûre et de violette, tout en structure.


Domaine Aline et Rémy Simon


Rémy Simon
12, rue Saint Fulrade
68590 Saint-Hippolyte
Téléphone :03 89 73 04 92
Télécopie : 03 89 73 04 92
Email : alineremy.simon@wanadoo.fr
Site : www.vinsdusiecle.com/alineremysimon
Site : www.domaine-simon.fr

mercredi 16 septembre 2009

Listrac Château Fourcas-Dupré


Château FOURCAS-DUPRÉ

Belle valeur sûre. Ce Listrac 2006 est très savoureux, corsé, tout en souplesse, de bouche ronde, un vin qui séduit par son intensité, avec ce nez marqué par les fruits noirs, des tanins fins et structurés, de garde. Le 2005, de couleur pourpre, est tout en bouche, bien épicé, avec des notes de groseille et de cuir, et des tanins très équilibrés comme à son habitude, de garde. Le 2004, de robe rubis profond, généreux, est un vin typé, persistant au nez comme en bouche, tout en finesse, gras, aux tanins mûrs, riches et harmonieux. Beau 2003, classique, un vin de belle robe pourpre, au nez intense et subtil à la fois, très bien équilibré, aux connotations de cassis mûr et de truffe, fondu mais puissant. Il y a aussi le Listrac Les Hautes Terres de Fourcas Dupré 2006. Du haut de ses 42 m, Listrac est le point culminant du Médoc, Hautes Terres rappelle cette spécificité. Cru Bourgeois Supérieur, il se distingue par sa dominante de Merlot (80 %), le reste en Cabernet-Sauvignon. Pour rester proche du fruit, les températures de fermentation sont contenues, les macérations sont modérées et l’élevage se fait à la fois en cuve et en barriques de chêne merrain. Le Château Bellevue Laffont est rattaché au vignoble de Fourcas Dupré depuis plusieurs années, il était enclavé dans Fourcas-Dupré.

Château FOURCAS-DUPRÉ

(LISTRAC)
Directeur : Patrice Pagès

33480 Listrac-Médoc
Téléphone :05 56 58 01 07
Télécopie : 05 56 58 02 27
Email : info@fourcasdupre.com
Site : www.fourcasdupre.com

lundi 14 septembre 2009

Côtes-de-Bourg Château Les Heaumes


Château les HEAUMES
Une place toujours enviée dans le Classement avec son Côtes-de-Bourg 2006, riche en couleur comme en arômes, avec ce nez intense de petits fruits à noyau, corsé et harmonieux, aux tanins fondus mais bien présents, d’excellente évolution. Beau 2005, au nez où dominent les épices et les petits fruits rouges cuits, aux tanins très élégants mais denses, un vin puissant et savoureux. Le 2004 est charnu, riche en couleur, au nez complexe de fruits cuits et de cuir, aux tanins puissants et savoureux. Le 2003 est typé, coloré, avec des tanins souples et très équilibrés, un vin qui se goûte très bien actuellement.

Château les HEAUMES

(CÔTES-DE-BOURG)
Jean-Michel Robin

33710 Saint-Ciers-de-Canesse
Téléphone :05 57 64 89 99
Télécopie : 05 57 64 84 48
Email : robindesvignes@wanadoo.fr


mardi 8 septembre 2009

Champagne Marquis de Pomereuil


MARQUIS de POMEREUIL

Cave créée en 1922 et qui regroupe aujourd’hui 51 adhérents sur une surface totale de 90 ha. Leur Champagne cuvée des Fondateurs est une réussite, assemblage d’une majorité de Chardonnay avec du Pinot noir, une cuvée ample et parfumée, de bouche fruitée, légère et ronde à la fois, tout en charpente, au fruité complexe, un vin généreux, très rond, de mousse persistante, vraiment charmeur. Beaucoup apprécié également le Blanc de blancs brut 2002, typé, minéral, très parfumé, intense, aux notes de poire fraîche et de pain brioché, riche, tout en bouche, d’une très belle expression. Le Champagne rosé Tradition, Pinot noir issu d’une sélection de vieilles vignes, est de belle robe, au nez de petits fruits, ferme et suave, vineux et très fin à la fois, alliant élégance et vinosité, bien bouqueté, de mousse abondante, très charmeur sur une viande blanche. Excellente cuvée Spéciale brut, de mousse délicate et légère, à dominante de fruits mûrs, un champagne bien équilibré, harmonieux en bouche, très persistant, idéal tout au long du repas ou sur des quenelles, par exemple. À découvrir, leur Rosé des Riceys, issu de vieilles vignes de Pinot noir, au nez fin et élégant avec des notes de réglisse et des sentyeurs de fruits (fugues, coing), de bouche fruitée avec une finale épicée, un vin bien typique de cette appellation Rosé des Riceys.

MARQUIS de POMEREUIL

Président : Christian Jojot
Route de Gyé
10340 Les Riceys
Téléphone :03 25 29 32 24
Télécopie : 03 25 38 59 86
Email : marquis.de.pomereuil@hexanet.fr

lundi 7 septembre 2009

Bordeaux Supérieur Château Cornemps

Château CORNEMPS
Coup de cœur pour ce Bordeaux Supérieur cuvée Prestige 2006, dense, généreux, très aromatique, avec des tanins soyeux, de charpente solide et fine à la fois, un vin qui emplit bien la bouche et se débouche sur un navarin. Le 2005, médaille d’Or au Concours Mondial de Bruxelles 2007, de belle robe soutenue et brillante, d’une belle concentration d'arômes (cassis, épices...), est ample, complexe et subtil à la fois, harmonieux et riche au nez comme en bouche. Le Cornemps Tradition 2006 est très réussi, souple, de belle couleur, au nez de petits fruits rouges, de bonne bouche, parfumé et persistant. Même propriétaire que le Lussac-Saint-Émilion Château La Jorine.


Château CORNEMPS

(BORDEAUX SUPÉRIEUR)
Henri-Louis Fagard

33570 Petit-Palais-et-Cornemps
Téléphone :05 57 69 73 19
Télécopie : 05 57 69 73 75
Email : vignobles.fagard@wanadoo.fr
Site : www.vignobles.fagard.com

dimanche 6 septembre 2009

Premières Côtes de Bordeaux Château Génisson


Château GÉNISSON

Valeur sûre avec ce Premières-Côtes-de-Bordeaux cuvée Claire Boutet 2006, corsé et généreux, aux nuances de fruits rouges mûrs, légèrement épicé, bien classique, au nez subtil de cassis mûr et de cuir, charmeur et intense à la fois. Le 2005 est très réussi, charnu, volumineux, un vin riche et structuré, au nez épicé, alliant une charpente réelle à une jolie rondeur au palais. Le 2004, aux tanins amples, ferme en bouche, est de jolie robe grenat intense, avec ce bouquet complexe où se marient des notes fruitées et de sous-bois, de belle évolution comme en atteste ce 96, complet, très parfumé. Savoureux Cadillac blanc Grains Nobles 2003, tout en bouche, ample, classique, un vin développant des arômes de fruits confits, qui allie finesse et structure. Le 97 est remarquable, d’une robe dorée intense, de bouche opulente, intense au nez comme en bouche, qui poursuit son évolution.


Château GÉNISSON

(PREMIÈRES CÔTES DE BORDEAUX)
Antoine Arrivet

33490 Saint-Germain-de-Grave
Téléphone :05 56 76 41 01
Télécopie : 05 56 76 45 39
Email : jf.arrivet@voila.fr
Site : www.chateau-genisson.com


jeudi 3 septembre 2009

Chablis Alain Geoffroy

Sarl Alain GEOFFROY

Alain Geoffroy perpétue un savoir-faire ancestral (depuis 5 générations, 45 ha). Il a su s’entourer d’une équipe jeune et passionnée pour faire évoluer et pérenniser ce magnifique patrimoine familial : son épouse, Cathy Geoffroy (directeur général), sa fille, Nathalie (responsable commerciale France), le responsable de cave, Cyrille Mignotte, et le directeur export, Pascal Sailley. Beau Chablis Premier Cru Fourchaume 2006, de bouche subtile à dominante de fleurs fraîches (tilleul) et d’amande grillée, d’une belle complexité aromatique, un vin qui emplit bien la bouche, typé, savoureux, de très belle évolution. Le 2005, de jolie robe dorée, est riche et fin à la fois, aux notes subtiles de rose et de pain grillé, de bouche soyeuse et typée, d’excellente évolution. Le Chablis Premier Cru Beauroy 2006 (vignes de 30 à 45 ans, sol kimméridgien, vinification classique en cuves thermorégulées et élevage en cuves), riche au nez, d’une grande complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de noix, de musc et de pomme, de bouche puissante et d’une longue finale. Le Chablis Premier Cru Vau-Ligneau 2006, au nez subtil, alliant structure et distinction, bien équilibré en acidité, vif et tout en nuances, idéal sur un saumon fumé. Beau Chablis Premier Cru Beauroy cuvée Vieilles Vignes, intense et floral, souple, avec des arômes de grillé et de pomme, gras, ample et persistant, qui allie vivacité et suavité. Visitez leur musée de la vigne et du tire-bouchon.


Sarl Alain GEOFFROY

(CHABLIS)
Nathalie Geoffroy
4, rue de l'Equerre
89800 Beines
Téléphone :03 86 42 43 76
Télécopie : 03 86 42 13 30
Email : info@chablis-geoffroy.com
Site : www.chablis-geoffroy.com

Bordeaux Supérieur Château de Brague


Château de BRAGUE

Depuis trois générations la même famille veille jalousement au soin des vignes et à l’élaboration du vin du Château de Brague. Le vin est élevé 1 an minimum en cuves ciment pour la cuvée classique et en barriques de chênes français pour les cuvées spéciales le Plantier de la Reine et l’Étoile. Cela donne un excellent Bordeaux Supérieur Plantier de la Reine 2005, médaille d’Or au Concours Bordeaux Vins d’Aquitaine 2007, un vin de belle robe soutenue, de bonne base tannique, gras, aux connotations caractéristiques de fruits frais, de cannelle et d’humus, ample et structuré en bouche. Le 2003, médaille d’Argent au Concours des Vignerons indépendants 2005, est harmonieux, avec ces nuances se définissant par des arômes de framboise, de fraise des bois, un vin de couleur profonde aux reflets violacés, aux tanins amples, tout en bouche. La cuvée de l’Étoile 2004 est dans la lignée, ample, un vin charmeur et charnu, fort bien élevé, complet, avec des tanins mûrs.


Château de BRAGUE

(BORDEAUX SUPÉRIEUR)
Noëlle Galland

33240 Vérac
Téléphone :05 57 84 41 01
Télécopie : 05 57 84 83 03
Email : chateaudebrague@club-internet.fr
Site : www.chateaudebrague.com


Graves Château Haut-Calens

Château HAUT-CALENS
À la tête des Deuxièmes Grands Vin Classés avec leur Graves Château Haut-Calens rouge cuvée Prestige 2006, de couleur pourpre intense, savoureux et élégant, aux tanins mûrs et denses, un vin très agéable par sa souplesse, tout en bouche, d’une belle finale. Le 2005 est de couleur brillante, charpenté, élégant, tout en bouche, aux tanins amples, un vin à la fois riche et souple, très équilibré, au bouquet intense avec des notes de sous-bois et de cerise cuite, d’excellente garde. Beau 2004, aux nuances d’humus et de cassis, un vin de bouche complexe et fondue, qui commence à se goûter parfaitement, de très bonne garde. Le 2003 est de couleur grenat, savoureux en bouche, concentré, gras et persistant, riche en arômes (cerise noire, cuir, sous-bois) comme en structure, aux tanins mûrs. Le Graves Tradition rouge 2006, très réussi, corsé, aux tanins bien présents et harmonieux, un vin ferme et soyeux à la fois. Excellent Graves Château Canteloube 2005, charpenté, corsé, de robe soutenue, un vin riche et distingué en bouche avec des nuances de fruits des bois et de fumé, au nez légèrement épicé, aux tanins veloutés, de très bonne évolution. Goûtez le Bordeaux Supérieur Château Croix-de-Calens, à la tête de son appellation.

Château HAUT-CALENS

(GRAVES)
Albert, Thierry et Richard Yung

33640 Beautiran
Téléphone :05 56 67 05 25
Télécopie : 05 56 67 24 91
Email : vignobles.albertyung@wanadoo.fr

Saint-Georges Saint-Emilion Château Troquart


Château TROQUART

Un vignoble de 5,5 ha qui bénéficie d’une exposition très favorable grâce à l’orientation sud-ouest de ses coteaux argilo-calcaires (70% Merlot, 20% Cabernet franc et Cabernet-Sauvignon, 10% Malbec). Beau Saint-Georges-Saint-Émilion 2006, de jolie robe intense, au nez complexe où dominent les fruits cuits, alliant structure et élégance, de bouche souple, un vin charnu et charpenté. Le 2005, très bien élevé 12 mois en fûts de chêne, de robe grenat brillant, un vin de bouche souple, où s’entremêlent les saveurs de sous-bois et de fruits surmûris, aux tanins présents et savoureux à la fois. La cuvée Auguste 2004 est très réussie, d’un beau rouge profond, au nez de fruits noirs très mûrs avec des notes épicées et légèrement toastées, de bouche ample, aux tanins fondus, de garde.


Château TROQUART

(SAINT-GEORGES-SAINT-ÉMILION)
Jean-Guy et Étienne Grégoire
"Troquart"
33570 Montagne
Téléphone :05 57 74 62 45
Télécopie : 05 57 74 56 20
Email : chateautroquart@aliceadsl.fr


lundi 31 août 2009

L'irrésistible Clos des Perrières


MEURSAULT ALBERT GRIVAULT Clos des Perrières
À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Michel Bardet conjugue humilité et talent, et dirige ce beau domaine avec Henri-Marc Bardet, son fils. La gérance de la Société d’exploitation du Domaine est assurée maintenant par la nouvelle génération, Claire Bardet, arrière-petite-fille d’Albert Grivault. On élève, ici, de véritables grands vins qui ont le potentiel de se développer dans le temps. En matière de vins blancs secs, la Bourgogne est la seule région au monde où cet extraordinaire cépage qu’est le Chardonnay s’exprime aussi bien à travers ces sols calcaires où il doit puiser sa nourriture. Entité exceptionnelle, ce Clos des Perrières, est un vin de très longue garde (les grands millésimes 96, 86 ou 79 sont superbes aujourd’hui) qui laisse s’exprimer son terroir dans des nuances aromatiques d’une grande complexité que toutes les vinifications les plus sophistiquées ne pourront jamais remplacer, associé à un exceptionnel rapport qualité-prix. Dégusté sur place, ce formidable Meursault Clos des Perrières 2006 est un grand vin où la suavité s’allie à une fraîcheur d’une grande intensité, avec des senteurs animales et florales complexes, de belle évolution. Le 2005, très fin, très distingué, est d’une grande subtilité d’arômes (fruits frais, miel, rose...), tout en amplitude, un vin très classique de ce grand millésime, encore bien jeune. Beau Meursault Perrières 2006, avec ces arômes de pêche et de tilleul, typé, de bouche harmonieuse et subtile, racé et suave, bien ferme et persistant au nez comme en bouche. Le 2005 est un vin dense, au nez délicat, tout en nuances, aux senteurs caractéristiques de tilleul et de miel, ample, de bouche très persistante, qu’il faut savoir attendre. Superbe Pommard Clos blanc 2005, très chaleureux et charpenté, de couleur rubis, avec des notes de mûre et d’humus, parfumé, concentré et riche, très équilibré, aux tanins denses mais d’une grande finesse.

ALBERT GRIVAULT Clos des Perrières

(MEURSAULT)
Michel Bardet
7, place du Murger
21190 Meursault
Téléphone :03 80 21 23 12
Télécopie : 03 80 21 24 70
Email : albert.grivault@wanadoo.fr


jeudi 27 août 2009

Coteaux-du-Languedoc Domaine Saint-Jean du Noviciat


Domaine SAINT-JEAN DU NOVICIAT
Un domaine de 100 ha, dont 50 regroupés autour du corps du bâtiment (cépages Syrah, Mourvèdre, Grenache, Cabernet-Sauvignon, Carignan, Cinsault, Chardonnay et Merlot). Le Coteaux-du-Languedoc Mas du Novi Prestigi 2005, majorité de Syrah, élevé 12 mois en fûts de chêne, est corsé et classique, au nez dominé par les petits fruits rouges (griotte) et une pointe d’épices, un vin aux tanins très présents et agréablement fondus. Le Coteaux-du-Languedoc Novi 2005 (Syrah majoritaire, 20% Grenache, et 10% Mourvèdre), issu d’un élevage 12 mois en fûts de chêne neufs), de très bonne bouche, aux connotations de cassis et de poivre, concentré, allie couleur et matière, d’une jolie finale épicée, d’excellente évolution. Très joli Chardonnay, finement boisé, qui collectionne les récompenses.

Domaine SAINT-JEAN DU NOVICIAT

(COTEAUX-DU-LANGUEDOC)
M. Palu et Jean-Philippe Madalle
Route de Villeveyrac - Mas du Novi
34530 Montagnac
Téléphone :04 67 24 07 32
Télécopie : 04 67 24 07 32
Email : carobeziers@wanadoo.fr


Chinon Logis de la Bouchardière


Le LOGIS de la BOUCHARDIÈRE

Un vignoble de 50 ha en plaine, en coteaux et en plateaux, planté en Cabernet franc, avec un âge moyen des vignes de 30 ans, les plus vieilles atteignant 80 ans, plantées sur des sols à dominante argilo-siliceuse sur les plateaux et les coteaux, et des sols de sable et de graviers en plaine. Vous aimerez comme nous le Chinon cuvée Les Cornuelles 2005, issu de très vieilles vignes de 60 à 100 ans, médaille de Bronze à Mâcon, riche et généreux, aux nuances de mûre et de sous-bois, où le gras s’associe à la structure, de très bonne garde. Le Chinon cuvée Le Chêne Vert 2005 est de bouche riche, aux notes de petits fruits noirs et d’humus, aux tanins équilibrés, tout en rondeur, ample et distingué. Excellent Chinon Les Clos 2006 (vieilles vignes de 40 à 50 ans en coteaux de silex très arides), de couleur intense aux reflets noirs, aux puissants arômes de fruits rouges (mûre, fraise des bois...), d’épices, aux tanins bien enrobés mais très équilibrés, un vin riche et bien typé.


Le LOGIS de la BOUCHARDIÈRE

(CHINON)
Serge et Bruno Sourdais

37500 Cravant-les-Coteaux
Téléphone :02 47 93 04 27
Télécopie : 02 47 93 38 52
Email : serge-bruno.sourdais@wanadoo.fr
Site : www.sergeetbrunosourdais.com

mardi 25 août 2009

Le Riesling du Domaine Blanck


Domaine BLANCK

Classé 1er Grand Vin. Belle exploitation familiale (depuis le XVIe siècle) et un vignoble de 36 ha. Les fils, Frédéric et Philippe, travaillent en permanence à améliorer les vins et à tracer de nouvelles directions sous le regard de leurs pères, Bernard et Marcel. Leur Pinot gris Wineck-Schlossberg 2004 est un vin qui a beaucoup de corps et de puissance, d’une grande expression aromatique marquée par des senteurs de fruits secs (noisette), de bouche très parfumée (pomme, narcisse), très réussi. Remarquable Riesling Grand Cru Schlossberg 2006, issu de vieilles vignes en terrasses, plantées sur un sol granitique caractéristique, un vin racé, d’une belle couleur jaune clair, aux connotations de petits fruits secs, de bouche puissante et distinguée à la fois, un vin qui mérite une cuisine riche. Le Crémant d’Alsace extra-brut est une cuvée fine, subtilement fruitée, tout en fraîcheur aromatique.


Domaine BLANCK


Frédéric et Philippe Blanck
32, Grand-Rue
68240 Kientzheim
Téléphone :03 89 78 23 56
Télécopie : 03 89 47 16 45
Email : info@blanck.com
Site : www.blanck.com

lundi 24 août 2009

Les Alsace de Jean-Pierre FRick


PIERRE FRICK EARL

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. En 1970, le domaine est converti à la culture biologique, les premières applications de la biodynamie débutant en 1981. À partir de la récolte 1986, la mention Demeter est obtenue, et, depuis la récolte 2002, le vin n’est plus bouché avec du liège mais avec des capsules couronnes en Inox, pour éviter les déviations organoleptiques (saveurs et arômes) causées par les bouchons liège. Le Gewurztraminer Grand Cru Eichberg 2005 est de belle robe jaune soutenu aux reflets or, au nez complexe et puissant (grillé et amande), de bouche parfumée et ample, harmonieux, d’une finale persistante. Goûtez le Pinot gris Vendanges Tardives 2001, riche au nez comme en bouche, aux arômes de fruits mûrs et de fleurs, charmeur, intense et gras comme nous les aimons, de garde. Excellent Pinot gris Grand Cru Vorbourg 2006, typé, au nez franc et fruité (agrumes), une belle association du fruit et de la charpente, avec de la vivacité et cette note de fumé bien spécifique en finale, parfait sur une viande blanche. Le Pinot blanc 2005, vinifié sans soufre, floral, au nez complexe, avec ces nuances de fruits secs persistantes, est de bouche nerveuse et dense à la fois.


PIERRE FRICK EARL


Jean-Pierre Frick
5, rue de Baer
68250 Pfaffenheim
Téléphone :03 89 49 62 99
Télécopie : 03 89 49 73 78
Email : contact@pierrefrick.com
Site : www.vinsdusiecle.com/pierrefrick
Site : www.pierrefrick.com

dimanche 5 juillet 2009

Château L'Argilus du Roy, un Saint-Estèphe comme on les aime


Château L'ARGILUS du ROI

Château L'ARGILUS du ROI

(SAINT-ESTÈPHE)
José Bueno
Rue de Brame Hame
33180 Saint-Estèphe
Téléphone :05 56 73 49 78
Télécopie : 05 56 59 53 74
Email : largilus@chateaulargilusduroi.com
Site : www.chateaulargilusduroi.com

José Bueno a réalisé son rêve : bâtir en une décennie un vignoble. L’aventure a commencé en 1996 et le domaine compte aujourd’hui 5 ha. Encépagement 55 % Merlot, 40% Cabernet-Sauvignon, et 5 % Petit Verdot, l’élevage se fait en barriques durant, selon les millésimes, 12 à 24 mois. Goûtez son Saint-Estèphe 2006, tout en finesse aromatique (cerise noire, groseille, poivre blanc), de robe pourpre, typé et délicatement tannique, associant structure et finesse. Beau 2005, d’une couleur profonde, au nez où l’on retrouve le pruneau et la cannelle, riche et subtil à la fois, complet, avec des tanins enrobés et soyeux, corsé et souple, d’une belle finale, de garde.


samedi 4 juillet 2009

Coteaux du Languedoc L'Estabel Cabrières


L'ESTABEL CABRIÈRES

Valeur sûre avec leur Coteaux-du-Languedoc Cabrières rouge cuvée Fulgrand Cabanon 2006, de bouche riche, avec ce nez intense de fruits rouges et d’épices aux accents de garrigue, aux tanins enrobés mais puissants, un vin corsé et charpenté, bien typé, de garde. Le Château Cabrières 2005, élevé en fûts de chêne, est très réussi, de couleur profonde, au nez dominé par les petits fruits rouges à noyau un vin bien équilibré, bien élevé, aux tanins structurés, de bouche riche. Très agréable Clairette-du-Languedoc Cabrières blanc Prestige 2007, un vin frais et dense, tout en finesse, au nez de noisette et de pêche blanche, parfait sur les crustacés.


L'ESTABEL CABRIÈRES

(COTEAUX-DU-LANGUEDOC)


34800 Cabrières
Téléphone :04 67 88 91 60
Télécopie : 04 67 88 00 15
Email : sca.cabrieres@wanadoo.fr
Site : www.cabrieres.com

mercredi 1 juillet 2009

Saint-Georges Saint-Émilion Château Macquin


Château MACQUIN
Le sympathique Denis Corre-Macquin défend avec passion la spécificité réelle de son appellation Saint-Georges-Saint-Émilion, par rapport à ses voisins. Il a raison et il est lui-même à la tête des Premiers Grands Vins Classés avec ce Saint-Georges-Saint-Émilion 2006, étonnant par sa charpente, où la complexité s’allie à la distinction, de couleur rouge profond aux reflets violets, aux tanins bien enrobés par le fruit, avec des nuances de cassis et d’épices, puissant et bien corsé comme il se doit. Le 2005, aux arômes de violette, de groseille et d’épices, aux tanins souples et bien présents à la fois, un vin avec beaucoup de structure, concentré mais très fin, avec une finale puissante. Savoureux 2004, très classique, aux tanins fermes et souples à la fois, gras, riche en arômes, aux notes de fruits cuits, de cannelle et d’humus, très équilibré au nez comme en bouche. Le 2003, riche en couleur comme en matière, tout en finesse tannique, ample et de bonne structure, poursuit une belle évolution.



Château MACQUIN

(SAINT-GEORGES-SAINT-ÉMILION)
Denis Corre-Macquin

33570 Saint-Georges
Téléphone :05 57 74 64 66
Télécopie : 05 57 74 55 47
Email : chateaumacquin@wanadoo.fr
Site : www.vinsdusiecle.com/chateaumacquin


dimanche 28 juin 2009

Picpoul de Pinet Château de Pinet


Château de PINET

Une référence avec ce Picpoul blanc 2005, d’une belle intensité florale, charmeur, au nez de verveine, qui associe finesse et structure, complexe, avec une finale tout en finesse et fruité. Très bon Côtes de Thau, intense au nez comme en bouche, de belle robe soutenue, aux nuances de sous-bois et de fruits rouges. Goûtez le Domaine Gaujal de Saint-Bon cuvée des Dames 2005, coloré et charpenté, au nez dominé par les petits fruits rouges à noyau et des notes de fumé, un vin puissant et de très bonne évolution.


Château de PINET

(PICPOUL DE PINET)
Mme Arnaud Gaujal
2, Boulevard Marcel-Sembat
11100 Narbonne
Téléphone :04 68 32 16 67
Télécopie : 04 68 32 16 39
Email : chateaudepinet@voila.fr

mardi 23 juin 2009

Blanquette de Limoux Antech


Georges et Roger ANTECH

C’est la 6e génération de vignerons pour ce domaine familial situé sur des coteaux en pentes douces et terrasses argilo-calcaires. Remarquable Blanquette de Limoux cuvée Réserve brut 2006 (90% Mauzac, 5% Chardonnay, 5% Chenin, prise de mousse selon la méthode traditionnelle dans les caves pendant 15 mois au minimum), subtile au nez comme en bouche, de jolie robe jaune brillante, tout en complexité d’arômes où se marient les fleurs blanches et la citronnelle, d’une belle ampleur, une cuvée tout en finesse vraiment réussie. Le Crémant de Limoux cuvée Eugénie brut 2006 (70% Chardonnay, 20% Chenin, 10% Mauzac, prise de mousse selon la méthode traditionnelle dans les caves pendant 18 mois au minimum), de mousse fine et onctueuse, un cuvée aux notes délicieuses d’abricot et de noisette, avec une touche de brioche, de bouche riche, fine et persistante, d’une belle finale.


Georges et Roger ANTECH

(LIMOUX)

Domaine Flassian - Route de Carcassonne
11300 Limoux
Téléphone :04 68 31 15 88
Télécopie : 04 68 31 71 61
Email : courriers@antech-limoux.com
Site : www.antech-limoux.com

lundi 22 juin 2009

Champagne Faniel-Filaine

FANIEL-FILAINE
Un domaine de 6,5 ha, qui existe depuis 1696. Beau Champagne cuvée Eugénie, une cuvée très bien dosée, fraîche, alliant finesse et structure, d’une bonne rondeur et au bouquet très floral, un vin savoureux et régulièrement réussi. Séduisant Champagne brut rosé, aux arômes de fruits rouges. Excellente cuvée Carte Verte brut, composée des 3 cépages à majorité de Chardonnay, d’une jolie complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de citron et de miel, dense et distinguée à la fois, bien séduisant, qui convient très bien à un saumon fumé. Le Champagne brut Millésimé 99 (65% Chardonnay), au parfum d’amande fraîche et d’agrumes mûrs, très frais, intense et ample, au nez complexe et persistant, associe puissance et distinction.


FANIEL-FILAINE


Patricia et Jean-Louis Faniel
77, rue Paul-Douce
51480 Damery
Téléphone :03 26 58 62 67
Télécopie : 03 26 58 03 26
Email : champagne.faniel.filaine@wanadoo.fr

mercredi 10 juin 2009

Champagne Lassalle-Hanin


P. LASSALLE-HANIN
Un vignoble familial de 10 ha. On se fait vraiment plaisir avec ce Champagne brut cuvée Réserve, issu d’un bel assemblage des 3 cépages champenois ainsi que de vins de réserve pour garantir le même caractère, puissant et distingué, tout en fruits, bien dosé, de mousse persistante et légère, floral, frais et bien équilibré, aux nuances de pain grillé et d’abricot, de bouche riche. La Grande Réserve rosé est d’une belle robe saumonée, élégante, aux arômes délicieux. Beau brut Millésimé 2000 qui associe charpente et nervosité à la fois, sa fraîcheur met en avant le fruit, ce qui en fait une cuvée distinguée et harmonieuse. Le Champagne cuvée Florale brut, assemblage à 60% de Chardonnay, 30% Pinot noir et 10% de vieux vins, généreux et charmeur, associe distinction et fermeté, de jolie mousse, très fruité, très classique, un Champagne qui sent le pain grillé et la pomme, tout en persistance, d’une grande finale, disponible en magnum et en coffret décoré.


P. LASSALLE-HANIN


Gaec Lassalle-Hanin
2, rue des Vignes
51500 Chigny-les-Roses
Téléphone :03 26 03 40 96
Télécopie : 03 26 03 42 10
Email : gaec.lassalle.hanin@wanadoo.fr

samedi 6 juin 2009

Top Vins de l'année

BORDEAUX
Pessac-Léognan Château Luchey-Halde
News du 24-05-2009

Quelques coups de coeur... entre deux lignes
J'ai "attaqué" la rédaction de La région Bordeaux de mon Guide. Les déceptions cotoient les ...

Sauternes Château Simon
Lussac-Saint-Émilion Château Chéreau
Hanteillan, un vin de femmes

jeudi 25 septembre 2008

Domaine Prieur-Brunet


POMMARD Domaine PRIEUR-BRUNET
Dominique et Guillaume Uny-Prieur
Rue de Narosse - BP 9
21590 Santenay
Téléphone :03 80 20 60 56
Télécopie : 03 80 20 64 31
Email : uny-prieur@prieur-santenay.com
Ou : www.prieur-santenay.com

Au sommet. Charmante et passionnée, Dominique Uny-Prieur peut être fière de ses crus. Avec son fils Guillaume (8e génération), à ses côtés (il a brillamment obtenu le diplôme de l’Académie commerciale internationale et poursuivi ses études à l’École supérieure de commerce de Dijon), elle dirige ce vaste domaine de 20 ha sur la côte de Beaune qui est largement ancré à Santenay-le-Haut. Vous ne pourrez que savourer ce superbe Volnay Premier Cru Santenots 2005, un beau vin concentré, au parfum de violette, de prune et de sous-bois, d’une grande finesse aromatique, de très bonne garde. Le Chassagne-Montrachet Morgeot est une valeur sûre où la finesse prédomine, ferme et concentré, tout en bouche comme le Meursault Chevalières 2005, un vin aux connotations de fleurs blanches fraîches et de fruits, onctueux en bouche, très harmonieux, à découvrir sur des morilles. Très beau Meursault , aux arômes de fruits blancs et de brioche, de bouche ample, suave et persistante, à la texture fine et soyeuse, harmonieux, d’une grande richesse aromatique en finale. Remarquable Pommard Platières 2004, au nez caractéristique dominé par les fruits noirs, un vin aux tanins bien présents, très équilibrés, alliant charpente et souplesse, tout en bouche. Le Santenay Maladière Premier Cru 2005 est une réussite, d’un joli pourpre foncé, aux arômes prononcés de musc, de truffe et de sous-bois, un vin ample, puissant et très distingué comme il se doit. Intense, le Bâtard-Montrachet 2004, où l’on retrouve toute la force de son terroir, d’une belle complexité d’arômes (amande, pain grillé), un grand vin gras, racé et typé, de bouche onctueuse, à prévoir sur du caviar. Goûtez aussi le Beaune Premier Cru Clos du Roy 2005, un vin très équilibré, tout en bouche, très classique comme cet autre Santenay Maladière cuvée Claude 2005, de couleur pourpre intense, aux tanins riches et savoureux, très parfumé (mûre, épices...), associant gras et intensité, un vin riche et souple à la fois, de très bonne charpente, à déboucher avec un civet de lapin, par exemple.

lundi 15 septembre 2008

Marc Rougeot

“À force d’être dans mes vignes, je ressens intensément le végétatif, ses poussées, son stress... Être en symbiose et travailler au quotidien dans son vignoble, c’est déjà agir, en grande partie, sur la qualité du vin, précise Marc Rougeot, qui représente la sixième génération à reprendre le domaine, à Meursault. La vigne et moi, c’est une grande histoire d’amour, une relation très forte, une relation privilégiée, une éthique de vie, une vraie philosophie.

Je suis venu travailler aux côtés de mon père en 1975. J’ai eu un vrai coup de foudre pour le métier de vigneron. Jusqu’en 1978, nous vendions le vin en gros, on commençait tout juste à embouteiller. Mon père menait de front trois activités : le Domaine qui comptait 24 hectares à l’époque, il était le fermier du Château de Meursault, et dirigeait son entreprise de travaux publics et la Mairie de Meursault, il a donc apprécié que je m’occupe des destinées du vignoble. Le Domaine Rougeot s’étend sur une quinzaine d’hectares dans différentes appellations : Saint-Romain, Monthélie, Meursault, Pommard, Volnay et sur des appellations régionales, Bourgogne Blanc et Bourgogne Rouge. Je produis à peu près autant de vins blancs que de vins rouges. Nous travaillons avec un sens aigu de l’observation, beaucoup d’humilité, du bon sens mais aussi beaucoup de passion. Je suis un homme de terrain, je vis en harmonie avec mon environnement, nous connaissons tellement les réactions de nos vignes que l’on cultive bien sûr en lutte raisonnée depuis longtemps..."

Lire la suite

Voir le Classement 2009

Millesimes


samedi 16 août 2008

Top Côtes-du-Roussillon

En Côtes-du-Roussillon, on trouve des rouges à la belle robe rubis, aux odeurs de griotte et de framboise, ronds et fruités. Les Côtes-du-Roussillon-Villages (25 communes) sont plus corsés, d’une agréable structure tannique et de bonne garde. Quelques agréables vins blancs aussi, au bouquet floral, nerveux et frais, issus du Maccabéo.

Voir la suite
ROUSSILLON: SELECTION DES MEILLEURS VINS - CÔTES DU ROUSSILLON ★ ★ ★ ★


samedi 17 mai 2008

Ce qu'il faut absolument savoir

Le milieu du vin possède une éthique. Nous aussi, nous avons une éthique : elle s’exprime au travers de notre respect pour le consommateur, pour nos lecteurs, pour les amateurs, pour les jeunes comme pour les moins jeunes, en sachant bien que l’apprentissage des vins, l’infor­mation, demandent du temps, de l’argent, de la patience, de la passion, de l’intérêt. Cette éthique s’exprime aussi en défendant les vignerons passionnés et passionnants. On comprend qu’il y a aujourd’hui deux mondes du vin, deux options : l’une où l’éthique prime, ­l’autre purement commerciale. D’un côté donc, il y a des marchands ou des opportunistes qui font des vins standardisés ou “putassiers” en prenant les consommateurs pour des idiots. En face, n’importe quel vigneron digne de ce nom, comme un autre artisan, un fromager, un boulanger ou un artiste vous le dira : même si l’on doit en vivre, et donc le vendre le mieux possible, on ne peint pas un tableau pour plaire, on n’écrit pas un roman ou on ne compose pas une œuvre musicale uniquement pour vendre, mais parce que l’on est inspiré et que l’on a des idées et des convictions. Il faut savoir choisir entre le fait d’encenser les vins “dopés” et celui d’aimer les vrais vins, tout simplement, ceux dans lesquels on retrouve aussi bien la force du terroir que la main de l’homme.
Lutter contre la mondialisation du goût
On se bat contre la mondialisation de la “malbouffe”, et pour le vin c’est encore plus fonda­mental et plus réel. Un vin français ou étranger qui n’est fait qu’à l’aide de vinification ultra-sophistiquée n’a aucun intérêt. Quel sens cela a-t-il de ne mettre en avant que le côté technique ? Ce n’est pas un gage de qualité, et encore moins celui de laisser s’exprimer la Nature que d’utiliser à tort et à travers des techniques à manier avec beaucoup de précaution. Certes, les vins ont changé (pas tant que cela, en fait), se sont assouplis, se sont dépoussiérés de leurs mauvais goûts et sont beaucoup plus garants d’une véritable régularité qualitative. Pourtant, celle-ci ne doit pas être, comme se plaisent à le faire certains, l’occa­sion de dépersonnaliser les crus, de “lisser” les terroirs, sous prétexte de glaner des bonnes notes auprès de tel ou tel “critique” du moment. Un vin digne de ce nom, c’est simplement un vin qui procure du plaisir, un moment où l’esprit et le corps sont en osmose, la même que peut inciter un regard devant toute autre forme de beauté et de création, artistique, philo­sophique, humaine ou sportive.
Le respect des autres en rejetant l’indécence
En parallèle, on est loin du temps de l’arrogance (voir aussi Introduction Bordeaux). Il faut avouer qu’il devient risible (une sorte de fin de régime) de constater que quelques-uns, qui proposent un vin trop cher, en perte de marché, sont encore dans une démarche où l’on se moque des consommateurs. On voit que certains grands chefs en reviennent (c’est tout à leur honneur) comprenant que l’on ne peut plus, aujourd’hui, continuer de vendre des plats à des prix indécents. Il en va de même dans le vin, à l’exception de quelques très rares bouteilles (une dizaine ?) qui nagent dans un monde de luxe et non plus dans celui de la bouche, là où le prix n’est plus le simple révélateur de qualité. L’époque n’est plus à la frime, et ceux-là doivent accepter de faire comme les autres, c’est-à-dire de “mouiller la chemise” pour vendre leurs produits. Terminés les acquits. Quand on voit le dynamisme et le savoir-faire commercial (c’est-à-dire proposer un vin à un prix cohérent, du plus modeste au plus grand) de nombreuses appellations françaises moins connues et d’un bon nombre de pays étrangers, on comprend que quelques grands crus dont la notoriété est aujourd’hui dépassée puissent se faire des soucis.
Je connais plus de 3 000 vignerons, dont un bon nombre que je respecte, même s’ils sont absents du Guide. Les producteurs de vin qui ne pensent qu’à augmenter leur prix, à récolter une bonne note en maquillant leur vin, à adapter un vin selon la mode, n’ont aucun intérêt. À quoi bon faire un vin sans plaisir ? Ne vaut-il pas mieux encenser l’effort et le talent que la “gonflette” et la triche ? Quel est le champion le plus estimable : celui qui se “dope” ou celui qui gagne parce qu’il est le meilleur ? Élever un vin, c’est faire preuve d’humilité. L’humilité, c’est une nature, pas un objectif de marketing. Il y a des producteurs de vins très chers qui méritent le respect. D’autres se croient supérieurs aux autres, et le montrent.
Défendre la typicité en rejetant le dopage
Les vins “putassiers” existent toujours car il y a des acheteurs qui se font “bluffer”, mais il y a un revers à la médaille. Le phénomène “vin de garage” se tasse, car l’on se rend compte que ces vins ne tiennent pas la distance. La déception est grande, mais beaucoup plus infime en comparaison de celle d’un consommateur qui a payé une bouteille aujourd’hui sans intérêt à plus de 200 ou 300 e. Si l’on veut être respecté, il faut respecter les autres, en l’occurrence les consommateurs. On fabrique donc (quel autre mot pourrait-on employer ?) ici ou là des vins maquillés, produits comme un drink ou un cocktail. Certains choisissent de faire un vin qui plaît à tout le monde, qui a un goût uniforme, où on se contente de mettre parti­culièrement le cépage en avant, et c’est bien la preuve que l’on veut escamoter le terroir, ou tout simplement que l’on n’en a pas ! À ce jeu, on ne peut d’ailleurs pas lutter contre les multinationales du vin. Raison de plus pour ne pas le faire.
À quoi bon surconcentrer les vins, ajouter des levures aromatiques à outrance, un élevage 100 % (voire 200 %) en barriques neuves quand l’élevage ne doit être qu’un apport, ajouter des copeaux de bois, pratiquer démesurément l’osmose inverse, le micro-bullage ou la micro-oxygénisation, filtrer de plus en plus… Tout cela dépersonnalise les vins et les « aseptise », ces vins encensés par certains, vendus à des prix inadmissibles grâce à cela, ne valent plus tripette au bout de 3 ans quand on les sert dans un verre. Il y a donc de quoi sourire sur ce phénomène de « vins de mode ». Comme les OGM, il y a donc ces « VVM » (Vins Vinifiquement Modifiés). À prendre avec humour, bien que ce ne soit pas bien drôle.
On a donc fait des vins de dopage, un point c’est tout. Cela veut tout simplement dire qu’il faut vivre avec la nature, accepter ses aléas, profiter justement des nouvelles techniques pour mieux les combattre, mais toujours différencier chaque ­millésime, lui rendre son style, et les techniques ostentatoires ne servent pas à grand-chose si l’on n’a pas un terroir. La priorité, c’est laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faite la nature, qui n’a besoin de personne… Un bon vigneron, qui fait un bon vin, n’a pas besoin de se justifier ou de se déjuger. Quand on a chance de pouvoir sortir de son terroir un Sancerre « minéral », un Châteauneuf-du-Pape épicé, un Pomerol qui sent la truffe, un Sauternes issu du Botrytis… on n’a pas besoin de tricher. On a besoin ensuite de le faire savoir, de communiquer, d’expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin, ce goût de poivre ou de cannelle, tel autre celui du chèvrefeuille ou du cassis. L’usage de la barrique peut être incontestablement un plus, encore faut-il savoir le maîtriser.
La mascarade des concours ou des primeurs
Donner son avis sur un grand cru 2006 de Bordeaux trois mois après les vendanges, ce n’est que de l’esbroufe. On se trouve face à des vins non finis dont le but est de rafler des éloges, des “étoiles”, des notes de “95 sur 100” ou “17 sur 20” (et plus, hélas), uniquement pour pouvoir se vendre vite et cher. Qui peut oser prétendre savoir ce que donnera un vrai grand cru au moment où il vient juste d’être abruti par le début de son élevage en barriques ?
C’est une mascarade, à laquelle certains critiques qui s’y prêtent feraient mieux d’apprendre l’humilité au lieu de donner des conseils. On nous explique même très sérieusement qu’il faudra boire le vin en 2009 ou en 2020. Certains propriétaires feraient bien également de voir à long terme, revenant à plus de réserve, en freinant ces dégustations trop précoces, qui les desservent plus qu’autre chose. On ne me voit donc pas dans le carnaval des dégustations des “primeurs”, par exemple. Idem pour les “concours” qui mélangent des vins jeunes, français et étrangers, totalement différents, favorisant ainsi les vins de vinification plutôt que le terroir, qui a besoin de temps pour s’exprimer. Pour les sélections de mon Guide, il n’y a pas de dégustations factices ou arrangées : je ne déguste que des bouteilles capsulées afin d’éviter ces trop jeunes cuvées de concours spécialement arrangées pour bien sortir. Sinon, je déguste sur place, au château, directement dans les fûts, au hasard.
L’évolution des vins depuis le premier guide
Le paradoxe (ou plutôt, le fait que le hasard n’existe pas), et c’est une évidence que quelques “dégustateurs” ne peuvent pas assimiler, faute de recul, c’est que les très grands vins, de toute la France, que l’on goûtait il y a 25 ans n’ont pas tellement changé, ils étaient bons et ils le sont toujours, avec cette empreinte très forte de leur terroir. C’est la différence inimitable entre les très grands vins racés et les autres bons vins que ce soit en Bourgogne, à Bordeaux, dans la Loire, en Champagne ou ailleurs. Est-ce les vins ou nous-mêmes qui changeons ? J’ai commencé dans le Val de Loire et il y avait déjà autant de bons vins de Chinon ou de Saumur-Champigny, et les meilleurs producteurs sont souvent les mêmes. Il n’y a plus de mauvais goût, souvent dûs à des mauvaises barriques ou à des raisins peu mûrs, et voilà tout. Le nombre de “marques”, de châteaux, de domaines, a explosé dans ce laps de temps, puisque, auparavant peu de propriétaires vendaient réellement leur production directement. Il ne faut pas faire d’amalgame. La première chose à comprendre, c’est que la consommation a évidemment changé mais, contrairement à ce que l’on peut ­prétendre, on ne boit pas réellement moins de vin, mais on ne boit plus les vins de bas de gamme, on s’intéresse aux appellations contrôlées, notamment, aux vrais bons vins, à ceux qui ont une “âme”. Les vins sont devenus plus intéressants, on s’informe plus, les consommateurs sont devenus plus matures et s’intéressent plus à ce qu’ils ont dans leur verre (ou dans leur assiette).
Les viticulteurs – j’aime mieux le terme de vignerons – ont évolué eux aussi. Ils l’ont fait comme d’autres professionnels dans différents secteurs, commerciaux, tertiaires ou industriels, tout naturellement, en mettant à profit les nouvelles connaissances mises à leur disposition. Les producteurs n’ont pas modifié leur façon de vinifier ou d’élever leurs vins pour faire plaisir aux consommateurs comme le prétendent certains, notamment ceux qui tentent d’imposer un vin standardisé. Il est inexact de dire que l’on produit des vins adaptés au goût des consommateurs. La typicité est au contraire revendiquée.
Le goût du vin
Pour moi, le vin n’a jamais été une boisson. Si l’on a soif, il y a l’eau. Le vin, c’est bien un art à part entière. Nul ne peut apprécier un Picasso ou un Van Gogh, le jazz ou l’opéra, une sculpture, une culture différente de la sienne sans un minimum de connaissance. On ne peut aimer les uns et les autres que si l’on comprend le pourquoi des choses et la passion humaine. Et bien, pour le vin, c’est pareil : il faut expliquer pourquoi un Chinon ne ressemble pas à un Gigondas, expliquer le terroir, le cépage, l’alliance de l’un et de l’autre, il faut expliquer encore que le Cabernet franc est différent du Grenache, et conseiller, c’est fondamental, l’accord des vins et des mets, selon les habitudes régionales, les gens, l’humeur… Ce qui compte, c’est l’originalité. En dégustation, un consommateur doit pouvoir reconnaître un Saint-Émilion, un Châteauneuf-du-Pape de par cette diversité des cépages si bien adaptés aux différents terroirs français. La force du vin, c’est d’être un produit vivant et convivial. C’est donc un art de vivre, celui d’aimer la force de la nature, de rêver en lisant quelques vers de poésie, de partager un nectar, en sachant que la qualité passe par la diversité, que l’extase est la même avec un très grand cru ou un vin modeste, puisque seuls comptent le plaisir de l’instant et celui du goût et du partage. Ce goût du vin, c’est avant tout culturel, c’est une question de mémoire collective avec une histoire, une tradition, ce que ne pourra jamais offrir un vin “fabriqué”, français ou étranger.
Aller sur le terrain, partout
Ma sévérité pour sélectionner des crus se passe sur le terrain. Ma force, c’est ma passion. Je suis autant à l’aise av,ec un grand “seigneur” médocain qu’avec un viticulteur alsacien qui apporte son vin à la coopérative. Je prends autant de plaisir en débouchant un Cahors qu’un Premier Grand Cru Classé de Saint-Émilion, je partage autant d’affinités avec un vigneron du Beaujolais qu’avec une grande “figure” champenoise. Il y a des vins et des vignerons formidables dans tous les coins de France, et il y a les autres, un point c’est tout. Pour moi, en effet, le choix est vite fait.
Je revendique à la fois la subjectivité (qui n’en a pas ?) et l’objectivité (qui peut l’être totalement ?). C’est l’essence même de la nature humaine. On ne voit pas souvent non plus de “dégustateurs” au fin fond de la vallée du Rhône, de la Loire ou de l’Alsace, de la Provence ou de la Bourgogne, un bon nombre se précipitant par contre lors des dégustations de “grands vins”. À croire que, pour eux, les 99 % du vignoble restant n’ont aucun intérêt. Ce n’est pas notre manière d’agir, nous, nous y allons, par respect, pour l’information, pour la curiosité, pour soutenir, pour écouter. Il suffit de questionner les vignerons pour en avoir la preuve. On me voit sur le terrain, et pas seulement dans les grands crus. Qui d’autre va saluer sur place chaque année, un vigneron au fin fond du Béarn ou de Visan ? Qui d’autre se passionne autant pour un Chinon que pour un grand Pomerol, pour un “simple” Bordeaux Supérieur comme pour l’un des plus beaux Meursault ?
J’ai la chance d’apprécier sincèrement chaque style de vin, du plus simple au plus grand, sans faire de parallèle ni de comparaison. Je ne suis pas blasé. Pas mon genre de perdre le temps d’un déjeuner avec un propriétaire orgueilleux, mais je suis prêt à m’enthousiasmer pour un vigneron qui a la foi, pour soutenir un autre qui en a besoin, pour prendre le temps de rencontrer ceux qui m’inspirent ou pour “boire un canon” en toute convivialité. À mes débuts, Émile Peynaud, avec lequel j’ai appris pas mal de choses essentielles, avait écrit un formidable livre justement intitulé le Goût du Vin. C’est avec de tels écrits, comme cet autre extraordinaire Histoire de la Vigne et du Vin en France, de Roger Dion, que l’on comprend pourquoi le vin est l’emblème d’une civilisation, celui d’un raffinement et d’une intelligence, celui d’une osmose entre la nature et l’homme. Le vin, c’est une culture, et donc un véritable patrimoine qui vaut la peine d’être défendu. Il faut soutenir le travail des vignerons qui vont dans le même sens, qui partagent cette même éthique, à savoir le respect de la nature, du terroir, de l’homme, et le plaisir du vin. Ils font un vin à leur image et doivent ensuite faire passer leur message auprès des consommateurs en leur démontrant pourquoi leur propre vin est différent de celui du voisin, pourquoi le vin sent la framboise, la griotte, comment s’exprime un terroir de marnes kimmeridgienne à Chablis, de silex dans la Loire, de molasses calcaires ailleurs, de “crasse de fer” dans le Libournais…
Un vin, un vrai
Ce qui différencie un vrai vin (le prix n’entre pas en compte alors) d’un simple produit aseptisé, rouge ou blanc, c’est donc ce qu’il nous apporte : le plaisir. Et l’on ne se fait pas plaisir quand on débouche certains vins “modernes” ou à la mode. L’abus de la barrique neuve en est un exemple type. Rares sont les vrais grands vins qui dépassent 50 à 70 % de barriques neuves, et, eux, ont un terroir qui permet de sortir des vins qui “tiennent” autant de pourcentage de fûts neufs. Il est aisé de comprendre qu’un élevage à 100 % en barriques neuves ne peut que produire des vins trop boisés, imbuvables, certains à la limite de l’écœurement à cause, en plus, d’une concentration à outrance. Quel intérêt de boire un vin de Bordeaux qui aurait le même goût qu’un vin du Languedoc, de Chine ou d’Australie. Le vin, ce n’est pas cela, ce n’est pas un jus de bois mais un jus de raisin. Il faut qu’il garde son fruit et de la finesse. Quand on a la chance de pouvoir sortir de son sol un Sancerre “minéral”, un Châteauneuf-du-Pape épicé, un Pomerol qui sent la truffe, un Chambertin marqué par la griotte, un Sauternes issu du Botrytis, un Champagne où la craie apporte cette élégance… on n’a pas besoin de tricher. On a besoin ensuite de le faire savoir, d’expliquer pourquoi tel terroir donne à son raisin, puis au vin, ce goût de poivre ou de cannelle, tel autre celui du chèvrefeuille ou du cassis.
Le vin, c’est comme la vie : un peu de poésie, l’empreinte d’une origine, quelques notes de souvenirs, un zeste de sensualité, de la mesure et du respect. Il faut aussi être sensible à tous les vins, aller sur place, dans toute la France, et ne pas se contenter de dégustations mondaines, qui masquent la réalité du terrain.
Dans toute la France, il y a de grands vins typés, dans toute la gamme, et sans que l’on soit forcément obligé de payer le prix fort pour avoir le meilleur. Le monde du vin est donc aussi celui du rêve et du plaisir, du partage et des rencontres avec des hommes et des femmes attachants et passionnés. Ce sont ceux-là, les vrais, qui comptent et nous apportent cette pluralité qualitative exceptionnelle, à tous les prix, que toute la planète a bien raison de nous envier. Ces vignerons, on aime bien partager un moment avec eux. Ce qui compte, c’est la durée, le respect et la fidélité. Le temps, la continuité, la régularité qualitative sont les seuls critères de jugement auxquels on peut se fier. Il ne reste donc pas de place pour l’arro­gance ou l’envie, ni pour les vins standardisés.



Millesimes

vendredi 15 février 2008

Le millésime २००७, des vins de plaisir

Brigitte Dussert : le terroir, le talent des hommes, les soins apportés aux vignes... sont les “secrets” d’un beau 2007 ?

Patrick Dussert-Gerber : l’élégance prime cette année. Tout le monde apprécie en effet de déboucher des vins qui s’accordent parfaitement aux mets et ne sont pas lourds, des vins aromatiques mais pas surpuissants.

C’est aussi cela la force des vins français, on se fait plaisir à table, on ne les boit pas en-dehors des repas, comme un whisky ou un cognac, à l’apéritif ou en digestif comme le font les américains ou les asiatiques.

Nous revenons, avec les millésimes 2006 et 2007, à des vins élégants. Ceux qui ne connaissent pas bien la force des terroirs français se méprennent avec le 2007, il ne faut pas oublier que c’est toujours le mois de septembre qui fait le vin à Bordeaux et non pas le mois d’août, et je précise aussi que la notoriété de tous nos vins typés français, c’est leur élégance, leur finesse et non leur concentration.
Ce seront donc les grands terroirs qui feront les meilleurs 2007, mais pas uniquement les plus connus, car il y en a de beaux terroirs partout dans le bordelais : en Côtes de Bourg, à Blaye, en Bordeaux Supérieur, à Montagne Saint-Émilion... Les vignes plantées n’importe où, dans les palus du Médoc ou les plaines sableuses de Saint-Émilion ne donneront qu’un tout petit millésime 2007... C’est normal, la nature reprend ses droits, et c‘est très bien comme cela.

Et puis, à l’exception de territoires bien spécifiques propices au Merlot (certains vins du Libournais seront remarquables), le 2007 est surtout le millésime du Cabernet-Sauvignon, mais aussi du Cabernet franc, un cépage difficile comme le Petit Verdot, qui se sont particulièrement bien exprimés cette année.

Ce qui différencie un vrai vin (le prix n’entre pas en compte alors) d’un simple produit aseptisé, rouge ou blanc, c’est donc ce qu’il nous apporte : le plaisir.

Et l’on ne se fait pas plaisir quand on débouche certains vins “modernes” ou à la mode. L’abus de la barrique neuve en est un exemple type. Rares sont les vrais grands vins qui dépassent 50 à 70% de barriques neuves, et, eux, ont un terroir qui permet de sortir des vins qui “tiennent” autant de pourcentage de fûts neufs.

Il est aisé de comprendre qu’un élevage à 100% en barriques neuves ne peut que produire des vins trop boisés, imbuvables, certains à la limite de l’écœurement à cause, en plus, d’une concentration à outrance. Les années trop chaudes n’arrangent rien.

Ce 2007 laisse s’exprimer en priorité le fruit. Je n’aime pas goûter les vins trop jeunes, mais je l’ai fait cette année pour vérifier, au hasard des fûts. J’ai constaté avec plaisir que les vins ne sont pas masqués par le bois, cela prouve qu’il y a une structure réelle.

C’est vrai que ce 2007 demande du savoir-faire, et ne pas mettre le vin 100% en barriques neuves, préférer des barriques de peu de chauffe et oublier les barriques en chêne américain... Il fallait adapter la vinification et l’élevage pour garder le fruit et la finesse du vin, c’est tout un art, j’en conviens, et c’est cela que j’admire et respecte.



Brigitte Dussert : en fait, cette élégance qui caractérise les vins françaus, c’est aussi ce que vous défendez quand vous critiquez les “cuvées” spéciales, faites pour séduire et avoir des bonnes notes...

Patrick Dussert-Gerber : aujourd’hui, la priorité, c’est de laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faire la nature… Il y a une dizaine d’années, le travail des vignes avait été délaissé dans certains grands crus, au profit de la vinification et d’expériences à outrance. Si les techniques modernes sont souvent remarquables, les propriétaires traditionnels continuent de faire ce qu’ils savent faire, en se servant des progrès mais sans masquer leur typicité.

C’est cela, avoir une éthique. Elle s’exprime au travers de notre respect pour le consommateur, pour nos lecteurs, pour les amateurs, pour les jeunes comme pour les moins jeunes, en sachant bien que l’apprentissage des vins, l’information, demandent du temps, de l’argent, de la patience, de la passion, de l’intérêt. Cette éthique s’exprime aussi en défendant les vignerons passionnés et passionnants.

On comprend qu’il y a aujourd’hui deux mondes du vin, deux options : l’une où l’éthique prime, l’autre purement commerciale.

D’un côté, il y a des marchands ou des opportunistes qui font des vins standardisés ou “putassiers” en prenant les consommateurs pour des idiots. De l’autre, des vignerons humbles et respectueux de leur sols.

En parallèle, les prix très exagérés de certains vins renommés sont difficilement cautionnables, surtout pour le 2005. Misez donc sur les 2006, 2004 et 2002, voire 2001, très classiques, encore trop jeunes à boire, et faites-vous plaisir avec les 99, 97, 96 ou 90.

En 10 ans, on ne vinifie plus de la même manière, il y a eu une réelle amélioration des techniques, de la technologie au service de la viticulture ce qui aide à produire de meilleurs vins, c’est incontestable.



Brigitte Dussert : le vin, ce n’est pas une boisson, cela doit rester un plaisir...

Patrick Dussert-Gerber : je me régale aujourd’hui avec des Bordeaux 1997 et 1999, qui, à l’époque de leur sortie, avaient été décriés. Eh bien, pour ce 2007, les conditions étaient bien meilleures qu’en 1997... Ce qui laisse augurer des moments de plaisir réels. Avant de critiquer, il faut aller goûter, comme je l’ai fait, et avoir une mémoire des millésimes, c’est-à-dire de l’expérience.





La force du vin, c’est d’être un produit vivant et convivial. Ce goût du vin, c’est avant tout culturel, c’est une question de mémoire collective avec une histoire, une tradition, ce que ne pourra jamais offrir un vin “fabriqué”, français ou étranger. On prend autant de plaisir avec un vin modeste qu’avec un grand cru, question de circonstance.

Le vin, c’est une culture, et donc un véritable patrimoine qui vaut la peine d’être défendu. Il faut soutenir le travail des vignerons qui vont dans le même sens, qui partagent cette même éthique, à savoir le respect de la nature, du terroir, de l’homme, et le plaisir du vin. On défend tout cela, nous !